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Gabrielle Shonk, la force tranquille

07/07/2017 08:18 EDT | Actualisé 07/07/2017 08:24 EDT
Paméla Lajeunesse

Après avoir cumulé plus d'un million d'écoutes sur Spotify avec son merveilleux titre Habit, Gabrielle Shonk s'est produite devant son public, jeudi soir, dans le cadre du Festival de jazz. Sans prétention, mais dotée d'une voix délicieuse, l'artiste a donné un bel aperçu de ses nouvelles créations.

La rencontre s'est déroulée dans l'intimité de la salle Savoy du Métropolis. «Je suis vraiment contente de faire partie de la programmation du Festival de jazz», a-t-elle dit, entourée de ses musiciens. Découverte en 2014 à la populaire émission La Voix, la jeune femme originaire de Québec s'en émancipe lentement, mais sûrement. Elle vient d'ailleurs de signer cet hiver un contrat avec le label Universal, ce qui en dit long sur ses futures ambitions musicales.

En attendant la sortie prochaine du premier album solo de la bachelière en jazz, en septembre prochain, nous dit-on, le public a pu entendre quelques chansons qui figureront sur ce nouveau disque. D'emblée, plusieurs pièces originales valent déjà le détour, comme la très folk Free ou la rock Mission Out. Des titres en français et en anglais composent également l'œuvre. La mélancolique Trop Tard, dont l'intro en acoustique est en soi un pur délice.

Le père et la fille ensemble sur scène

On a aussi eu droit à plusieurs reprises comme Fast Car de Tracy Chapman. Moins fiévreuse que la chanteuse afro-américaine, Shonk a joué une version davantage blues. Tout en force tranquille, elle s'est surpassée lorsqu'est venu le temps d'interpréter Both Sides Now de la Canadienne Joni Mitchell, un morceau qu'elle aurait aimé avoir écrit, a-t-elle confié. Puis, tiré du répertoire d'Al Green, Let's Stay Together a apporté la touche soul à un spectacle somme toute assez folkie.

Avec son invité-surprise Jesse MacCormack, elle a joué Sexual Healing de Marvin Gaye. Le plaisir s'est poursuivi quand elle a prié son père, Peter Shonk, de venir les rejoindre sur The Cliff, un blues rugueux dont les paroles se penchent sur l'état de notre monde. Le paternel, musicien accompli, a livré une parfaite prestation sur harmonica. Visiblement, la musique authentique est ici une belle histoire de famille.

Gabrielle Shonk au Festival de Jazz de Montréal

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