DIVERTISSEMENT

Feist, un retour en onze temps au Festival de jazz

«On est au Festival de jazz, alors on est libre de faire ce que l'on veut»

05/07/2017 05:51 EDT | Actualisé 05/07/2017 05:51 EDT
Paméla Lajeunesse

De passage au Festival de jazz, Leslie Feist a offert mardi soir un concert reprenant les 11 titres de son sixième album Pleasure, sortie en avril 2017. L'artiste canadienne née en Nouvelle-Écosse a interprété dans l'ordre son nouveau répertoire indie composé de quelques perles comme la ballade I Wish I Didn't Miss You.

Robe jaune et guitare à la main, Feist est apparu splendide sur la scène entourée de ses trois musiciens. Sans tarder, elle a annoncé sous les applaudissements qu'elle jouera en effet toutes les pièces de son plus récent opus. «On est au Festival de jazz, alors on est libre de faire ce que l'on veut», a-t-elle lancé au public de la Salle Wilfried-Pelletier.

La chanteuse de 41 ans, dont l'hommage à Leonard Cohen pendant la dernière cérémonie des Juno à marquer les esprits, n'a pas attendu très longtemps pour installer une ambiance intime avec le son rugueux de Pleasure, premier extrait éponyme qui prend progressivement toute son ampleur. Pareil avec Century, œuvre signée en collaboration avec l'ex-chanteur de Pulp, Jarvis Cocker.

Feist au FIJM

Une interprète hors pair

Sous les lumières des néons multicolores, à l'atmosphère 1980, entre ballades (Get Not High, Get Not Low, Lost Dreams) et propositions rocks (Any Party, Baby Be Simple), elle a alterné les styles – en acoustique ou en orchestration – avec la force de sa voix, tantôt suave, tantôt haut-perchée. La soirée était visiblement à la sensualité. Cette fois. le blues a remplacé la pop.

Un beau moment lorsqu'elle a invité l'audience à l'accompagner sur A Man Is Not His Song. On l'a sentie proche de son public, souvent en connivence, surtout quand elle a évoqué quelques anecdotes parfois drôles. Aussi attachante soit-elle, l'ancienne punk est également une interprète hors pair. Elle nous l'a d'ailleurs encore prouvé avec les morceaux The Wind et l'urbain I'm Not Running Away.

Un album entier pour un spectacle de deux heures, tout en émotion, l'artiste n'a pas boudé son plaisir. Révélée en 2004 avec Let it die, Feist ne pouvait pas tirer sa révérence sans reprendre son tube interplanétaire 1234. Voilà donc comment finir un concert en beauté.

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