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Pyongyang menace de tuer l'ex-présidente sud-coréenne Park

Un communiqué qui multiplie les menaces.

29/06/2017 08:09 EDT | Actualisé 29/06/2017 08:09 EDT
KCNA KCNA / Reuters

La Corée du Nord a menacé de tuer l'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-Hye pour son rôle présumé dans un complot qui visait selon Pyongyang à assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Mme Park a "promu" ce plan attribué aux services de renseignements sud-coréens et qui visait à éliminer les dirigeants nord-coréens, accusent mercredi le gouvernement et le ministère public nord-coréens dans un communiqué commun publié par l'agence officielle KCNA.

"Nous déclarons au pays et à l'étranger que nous imposerons la peine de mort à la traîtresse Park Geun-Hye", peut-on lire dans ce texte.

Les autorités nord-coréennes ajoutent que l'ancien patron du Service du renseignement national de Corée du Sud (NIS) Lee Byung-Ho connaîtra le même sort, de même que tous "leurs groupes".

Ils "ne pourront jamais faire appel, même quand viendra l'heure de leur mort, qui interviendra à n'importe quel moment, n'importe où, et par n'importe quelle méthode".

La Corée du Nord prononce ces accusations à un moment de fortes tensions sur la péninsule en raison des programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

En février, le demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un, Kim Jong-Nam a été assassiné à Kuala Lumpur au VX, un agent neurotoxique puissant.

La Corée du Sud et la Malaisie ont imputé ce crime au régime de Pyongyang, qui dénonce de son côté une campagne de diffamation.

Pyongyang a accusé en mai la CIA et les renseignements sud-coréens d'un complot pour assassiner M. Kim à l'aide de substances biochimiques.

Le ministère nord-coréen de la Sécurité de l'Etat affirmait avoir déjoué "un complot vicieux" fomenté par un groupe "terroriste hideux" pour assassiner le chef nord-coréen lors de cérémonies à Pyongyang.

Mme Park est actuellement détenue et jugée à Séoul pour son rôle dans un retentissant scandale de corruption qui a entraîné sa destitution.

Dans le communiqué diffusé mercredi, les autorités nord-coréennes demandent à Séoul de lui livrer "sans délai" l'ex-présidente et les autres personnes visées en tant qu'"organisateurs de crimes terroristes internationaux hideux".

Ces accusations sont intervenues au moment où le successeur de Mme Park, Moon Jae-In, était en route pour Washington, où il rencontrera pour la première fois son homologue américain Donald Trump.

"Comme nous l'avons clarifié plusieurs fois, les allégations du Nord sont sans fondement", a répliqué le NIS dans un communiqué. "Il est intolérable que le Nord menace ouvertement la vie de nos ressortissants".

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