INTERNATIONAL

Donald Trump traite de folle une journaliste américaine

Ses péripéties sur Twitter se poursuivent...

29/06/2017 11:02 EDT | Actualisé 29/06/2017 12:41 EDT
PA Archive/PA Images
Britain's Deputy Prime Minister Nick Clegg appears on the 'Good Morning Joe' breakfast show on MSNBC in New York with hosts Joe Scraborough (right) and Mika Brzezinski.

Le président américain Donald Trump s'est moqué de l'apparence physique et du caractère d'une journaliste dont il dit pourtant ne plus écouter l'émission.

M. Trump a lancé une attaque en règle, sur Twitter, contre les journalistes Mika Brzezinski et Joe Scarborough, qui l'ont critiqué dans le cadre de l'émission "Morning Joe" sur les ondes du réseau MSNBC.

Les micromessages du président pourraient se traduire comme suit: "J'ai entendu ?MorningJoe, dont les cotes d'écoute sont mauvaises, parler en mal de moi (je ne l'écoute plus). Alors comment se fait-il que Mika la folle au QI faible, et Psycho Joe, aient passé trois nuits de suite à Mar-a-Lago autour de la Veille de l'An, et qu'ils aient insisté pour passer du temps avec moi? Elle saignait encore de son redrapage du visage et du cou! J'ai dit non!"

Mme Brzezinski a répliqué en diffusant, elle aussi sur Twitter, la photo d'une boîte de céréales Cheerios sur laquelle on peut lire, "Fait pour les petites mains". Ceux qui veulent agacer pratiquement à coup sûr le président Trump font référence à ses mains, qui paraissent petites par rapport au reste de son corps.

Une porte-parole du réseau NBC a dit que "c'est un jour triste pour l'Amérique quand le président utilise son temps pour harceler, mentir et répandre des attaques personnelles mesquines au lieu de faire son travail".

Trois sénateurs républicains ont demandé au président Trump de mieux se contrôler. Susan Collins, du Maine, a dit "ça doit cesser (...) nous devons faire preuve de civisme et de respect". Ben Sasse, du Nebraska, et Lindsey Graham, de la Caroline du Sud, ont estimé que de tels propos sont "indignes" de la présidence des États-Unis. M. Sasse a ajouté qu'un tel comportement "n'est pas normal".

Une porte-parole de la Maison-Blanche a défendu le président en déclarant "qu'il combat le feu par le feu".

Environ deux heures avant les micromessages de M. Trump, Mme Brzezinski avait déclaré en ondes que "ce n'est pas un comportement normal pour un leader" de s'en prendre à l'apparence des gens, de les intimider, de les sacrifier sans se soucier d'eux, de mentir et de miner ses gestionnaires.

Elle a ensuite ajouté que si le patron d'une entreprise se comportait comme M. Trump, "on se demanderait si ce patron n'a pas perdu la raison".

Les deux journalistes, qui sont fiancés, s'étaient moqués de M. Trump mercredi pour avoir affiché dans plusieurs de ses propriétés une fausse édition du magazine Time qui le montre en page couverture.

Les deux journalistes ont bel et bien passé du temps à la propriété de M. Trump en Floride - une visite qui, selon M. Scarborough, avait été organisée pour l'interviewer.

Les cheveux de Donald Trump