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Ottawa nomme une ambassadrice pour le climat

Elle devra s'occuper du dossier de l'accord de Paris.

27/06/2017 18:47 EDT | Actualisé 27/06/2017 19:54 EDT
Todd Korol / Reuters
Le Canada prévoit de produire 5,1 millions de barils par jour d'ici 2030, soit 1,2 million de barils de plus que le niveau actuel.

Confronté au délicat équilibre entre l'exploitation polluante des sables pétrolifères et la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre Justin Trudeau a nommé mardi une ambassadrice pour le climat chargée de mettre en œuvre l'accord de Paris.

Jennifer MacIntyre, diplomate de formation, a pour feuille de route de travailler "avec des partenaires internationaux" pour faire valoir les intérêts canadiens en matière de croissance économique propre.

Jennifer MacIntyre va conseiller la ministre du Changement climatique Catherine McKenna mais aussi la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, a indiqué le bureau du premier ministre dans un communiqué.

Avec son ambassadrice pour le climat, "le Canada renforce ses partenariats et ses réseaux internationaux pour mieux appuyer son secteur des technologies propres", a expliqué Justin Trudeau.

Ancienne ambassadrice en Suisse, Jennifer MacIntyre a été responsable du programme canadien de sécurité nucléaire en Russie, et elle a une bonne connaissance des réseaux américains après avoir occupé un poste de conseiller à l'ambassade canadienne à Washington.

Justin Trudeau avait déploré au début du mois la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat et s'était tourné vers la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron pour avancer sur ce dossier.

Le chef du gouvernement canadien doit gérer l'impact sur le climat de l'exploitation pétrolière en Alberta, où les pétroliers ont prévu d'augmenter fortement leur production.

Sixième producteur de pétrole au monde, le Canada prévoit de produire 5,1 millions de barils par jour d'ici 2030, soit 1,2 million de barils de plus que le niveau actuel.

En tout début d'année, Justin Trudeau avait promis de "mettre un terme progressivement" à l'exploitation des sables bitumineux et de " préparer la transition (énergétique) pour rompre la dépendance du Canada aux énergies fossiles".

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