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Les 375 ans de Montréal soulignés au défilé de la fête nationale

24/06/2017 09:08 EDT | Actualisé 24/06/2017 09:08 EDT

Les célébrations de la fête nationale du Québec se sont poursuivies en ce 24 juin, à Montréal notamment, où le traditionnel défilé souligne les 375 ans de la métropole.

L'événement s'est mis en branle vers 13 h rue Saint-Denis, sous le thème « Il était une fois... ».

La chanteuse Annie Villeneuve a donné le coup d’envoi de l'événement auquel plus de 1600 participants et bénévoles ont participé.

Pour souligner le 375e anniversaire de Montréal, le défilé comprenait 15 tableaux relatant l'histoire québécoise, et a rendu hommage aux personnages qui ont marqué la métropole.

Au menu, des conteurs et des « hommes livres » ont présenté les différents chapitres de l'histoire québécoise, des Premières Nations à l’ère contemporaine.

Des reproductions de chars allégoriques du passé ont permis aussi de revisiter l'histoire de la fête nationale.

De grandes figures, plus modestes que celles de la récente parade des Géants, ont également fait partie du défilé.

Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal rend hommage à Michel Tremblay. Photo : Radio-Canada/Diana Gonzalez

Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal rend hommage à Michel Tremblay, Jean-Paul Riopelle et Leonard Cohen. Photo : Radio-Canada/Diana Gonzalez

La célébration a suivi un parcours de 2,4 kilomètres, de la rue Boucher - au nord de l’avenue Laurier - à la rue De Rigaud - au nord de la rue Sherbrooke.

Une fête rassembleuse et inclusive

De nombreux politiciens présents au défilé ont indiqué que la fête nationale était une belle occasion de faire la fête tous ensemble.

« On célèbre notre modèle de société qui nous distingue du reste du continent, du reste du Canada », a déclaré le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

« Chaque année, la fête nationale est un moment où on se rassemble pour dire essentiellement une chose : "On existe, on est une nation singulière en Amérique du Nord, on a des forces, on a des faiblesses, mais on est content d’être là" », a déclaré le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

«Tout peuple qui se respecte a un moment dans l’année où il dit : "On arrête, on se rassemble et on fête". Alors pour moi, la fête nationale, c’est ça.» - Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire

« Il faut se rappeler aujourd’hui du travail qui a été fait par nos ancêtres pour protéger notre langue, nos valeurs, pour bâtir un Québec fort », a également soutenu le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

« Ce qui est important pour le Québec, c’est notre fête nationale. C’est une fête qui est aussi inclusive », a, quant à elle, indiqué la ministre fédérale du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Une petite foule de spectateurs qui regardent le défilé de la fête nationale à Montréal. Photo : Radio-Canada/Diana Gonzalez

Diversité culturelle critiquée

De nombreux internautes se sont offusqués, sur les réseaux sociaux, que les hommes chargés de pousser le char transportant Annie Villeneuve étaient tous issus de minorités visibles.

La tenue de ces hommes rappelait aussi la tenue d’esclaves, ont critiqué les internautes, ajoutant que les autres participants étaient vêtus de blanc.

La vidéo montrant la scène a été partagée plus de 2700 fois sur Facebook.

Les organisateurs se sont défendus en expliquant que les chars allégoriques, qui ne sont plus motorisés afin d’être écologiques, étaient poussés par des joueurs de l’équipe de football de l’école Louis-Joseph Papineau et que ceux-ci étaient bénévoles.

« C’est un hasard. Nous nous excusons si des gens se sont sentis choqués par cela et nous les invitons à regarder l’ensemble du défilé. On n’a jamais mis autant d’efforts pour représenter la diversité québécoise », a soutenu le président du comité organisateur des fêtes de Laval et Montréal, Maxime Laporte.

L’entraîneur de l’équipe, Sterve Lubin, s’est quant à lui dit déçu que les internautes n’aient vu que des personnes de couleur.

« On nous a demandé de participer et ça nous a fait plaisir [d’accepter], a dit Sterve Lubin. Moi, je pense que c’est plate que le monde ait vu des couleurs, et non des participants. »

M. Lubin a ajouté que les jeunes revêtaient les couleurs de l’équipe de football.

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