POLITIQUE

Les centrales syndicales outrées par le surplus budgétaire de 2,5 milliards $

22/06/2017 03:04 EDT | Actualisé 22/06/2017 03:26 EDT
Mathieu Belanger / Reuters
Quebec's Minister of Finance Carlos Leitao smiles during a photo-op at his office in Quebec City, June 3, 2014. Leitao will table his provincial budget on June 4. REUTERS/Mathieu Belanger (CANADA - Tags: POLITICS)

Les centrales syndicales sont outrées d'apprendre que le surplus budgétaire du gouvernement sera 10 fois plus élevé que prévu, pour atteindre 2,5 milliards $.

«Éhonté», «indécent», «on n'est pas dupes», se sont-elles exclamées jeudi, au cours d'entrevues avec La Presse canadienne.

Tant le président de la FTQ, Daniel Boyer, que la présidente de la CSQ, Louise Chabot, ont affirmé que ce surplus avait été réalisé «sur le dos des citoyens», qui ont eu à subir plusieurs années de compressions dans les services publics. Les services de garde ont été touchés, tout comme l'aide aux enfants en difficulté d'apprentissage, les écoles, la santé, les services sociaux et les personnes âgées, ont-ils rappelé.

«C'est un gouvernement qui, de façon idéologique, a voulu, dans ses premières années de mandat, serrer la vis aux principales missions de l'État, en sachant très bien que là, maintenant, à un an des élections, eh bien on va tomber dans une année sociale où on a l'air de dire que la maison est en ordre et qu'on peut réinvestir. En tout cas, il faut vraiment nous prendre pour des valises. Je suis choquée!» s'est exclamée Mme Chabot, dont la centrale syndicale représente la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, notamment.

M. Boyer abonde dans le même sens. «Ce n'est pas de la saine gestion tout ça; ce n'est pas vrai!» a-t-il lancé.

Il rappelle que lors du dernier budget du ministre Carlos Leitao, les organisations syndicales avaient dit que le gouvernement avait les moyens de réinvestir davantage dans les services publics, après des années de coupes. Le surplus annoncé jeudi en constitue la preuve, selon lui.

«Avec ce surplus-là, il ne faut pas payer la dette avec ça. Il ne faut pas mettre ça encore une fois dans le Fonds des générations. Il ne faut pas baisser les impôts. Il faut redonner à la population du Québec les services publics auxquels elle est en droit de s'attendre», a plaidé le président de la plus grande centrale syndicale du Québec, avec plus de 600 000 membres.

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