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L'auteur de l'attaque de Bruxelles est un Marocain de 36 ans (VIDÉO)

21/06/2017 05:54 EDT | Actualisé 21/06/2017 05:59 EDT

L'homme abattu mardi soir par des militaires dans une gare de Bruxelles, après avoir déclenché une explosion, est "de nationalité marocaine" et âgé de 36 ans, a indiqué mercredi le parquet fédéral belge lors d'une conférence de presse.

"La personne a été identifiée comme O.Z.", a précisé le porte-parole du parquet, qui n'a donné que les initiales du nom. "Il est né le 20 janvier 1981 et est de nationalité marocaine", a-t-il ajouté, soulignant qu'il n'était "pas connu pour des faits de terrorisme".

"Un attentat terroriste a été évité à la Gare Centrale", a déclaré le premier ministre Charles Michel, au lendemain de cet acte survenu en pleine vague d'attaques jihadistes ces derniers mois en Europe, en particulier au Royaume-Uni et en France.

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"Nous ne nous laissons pas intimider par les terroristes", a répété M. Michel, confirmant que l'évaluation du niveau de la menace terroriste dans le pays demeurait inchangé, à 3 ("menace possible et vraisemblable") sur une échelle de 4, à l'issue d'un Conseil national de sécurité avec des représentants des services de sécurité du pays.

"Pour les événements qui supposent la présence de nombreuses personnes, nous allons prendre dEs mesures complémentaires", a-t-il toutefois ajouté, en réponse à une question de la presse sur un concert du groupe rock britannique Coldplay prévu mercredi soir à Bruxelles.

Explosion dans une gare de Bruxelles (20 juin 2017)

Le pire évité?

Des persquisitions étaient en cours mercredi matin, selon les médias belges, dans la commune de Molenbeek dont venaient notamment l'organisateur présumé des attentats de Paris de novembre 2015, Abdelhamid Abaaoud, et les frères Abdeslam, dont l'un, Brahim, s'est fait exploser à Paris.

Interrogé sur l'hypothèse selon laquelle la bombe transportée par l'auteur n'aurait pas véritablement explosé, le ministre a répondu: "C'est clair que la grande explosion n'a pas eu lieu". Mais "je ne peux pas donner plus de détails", a-t-il ajouté.

Mardi vers 20H50, des militaires qui circulaient dans la gare de Bruxelles-Central, l'une des plus grandes de Belgique, ont "neutralisé avec des coups de feu" le suspect, a indiqué mardi soir un porte-parole de la police belge, Peter De Waele.

Son décès a été annoncé peu après minuit par le parquet fédéral belge. Eric Van Der Sypt, le porte-parole du parquet, avait précisé dans la soirée que l'incident était "considéré comme une attaque terroriste".

Selon un témoin, le suspect a crié "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand" en arabe) juste avant l'explosion.

Gare rouverte

La gare où a eu lieu l'explosion est à nouveau desservie depuis mercredi matin vers 08h15 (06H15 GMT), ont indiqué les autorités belges.

Elle avait été bouclée mardi soir par les forces de l'ordre et évacuée, ce qui a provoqué un "réel mouvement de panique", selon un porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

"Des gens traversaient des voies", a raconté le porte-parole. Tout le trafic ferroviaire a été interrompu.

La "petite explosion", selon les termes utilisés par les autorités, semblait provenir d'une valise, selon un témoin. Des photos sur les réseaux sociaux montraient une gerbe de feu de plusieurs mètres dans les couloirs de la gare, apparemment peu fréquentés.

"A l'entresol, quelqu'un criait. J'ai pas prêté attention. Puis il a crié Allah Akbar. Et là il a fait exploser le trolley (valise à roulettes, ndlr)", a déclaré Nicolas Van Herrewegen, témoin direct de la scène, agent de triage de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

"C'était pas vraiment une grande explosion mais l'impact était pas mal. Autour à deux, trois mètres les gens sont partis en courant", a témoigné l'agent de triage.

Vague d'attentats

Cet acte est intervenu au lendemain d'une attaque à Paris, où un islamiste avait tenté lundi après-midi de percuter avec sa voiture un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées, non loin de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois. Il est décédé dans l'accident qu'il a provoqué.

Le Royaume-Uni est également confronté à une vague d'attentats jihadistes, avec trois attaques en trois mois revendiquées par le groupe Etat Islamique, qui ont fait un total de 35 morts.

Bruxelles avait été touchée le 22 mars 2016 par des attentats revendiqués par l'EI. Des jihadistes s'étaient fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, faisant 32 morts.

L'enquête avait montré qu'ils appartenaient à la même cellule que celle qui a frappé Paris le 13 novembre 2015, faisant 130 morts.

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