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L'explosion dans une gare de bruxelles considérée comme «une attaque terroriste» (VIDÉO)

20/06/2017 03:51 EDT | Actualisé 21/06/2017 05:53 EDT

L'auteur présumé de l'attentat, neutralisé par les forces de l'odres, est mort après l'explosion de son bagage dans la gare de Bruxelles-Central, un acte considéré comme une "attaque terroriste" qui n'a pas fait de blessé, au moment où plusieurs pays européens sont la cible d'attentats jihadistes.

"L'incident est considéré comme une attaque terroriste", a déclaré le porte-parole du parquet fédéral belge (chargé des affaires de terrorisme) Eric Van Der Sypt, lors d'une courte allocution près du lieu de l'attaque.

Selon un témoin, l'auteur a crié "Allah Akbar" juste avant l'explosion, qui a causé un puissant souffle, selon la police.

"Les militaires l'ont neutralisé avec des coups de feu" vers 20 h 50, a indiqué un porte-parole de la police belge, Peter De Waele. M. Van Der Sypt a indiqué de son côté qu'il ne pouvait "pas confirmer si l'auteur est mort ou vivant".

Vers 23 h, le suspect était toujours au sol, immobile. Le service de déminage vérifiait la présence éventuelle d'explosifs sur lui, selon les informations transmises par le parquet fédéral à l'agence Belga.

Explosion dans une gare de Bruxelles (20 juin 2017)

La gare a été bouclée par les forces de l'ordre et évacuée, ce qui a provoqué un "réel mouvement de panique", selon un porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

"Des gens traversaient des voies", a-t-il ajouté. Tout le trafic ferroviaire a été interrompu.

Plus aucun train ne circulait dans la capitale belge et des lignes de bus ont été déviées du centre-ville. Le métro était gratuit pour aider les gens à rentrer chez eux.

La "petite explosion", selon les termes utilisés par les autorités, semble être provenue d'une valise, selon un témoin. Des photos de témoins sur les réseaux sociaux montraient une gerbe de feu de plusieurs mètres dans les couloirs de la gare, apparemment peu fréquentés.

"À l'entresol, quelqu'un criait. J'ai pas prêté attention. Puis il a crié Allah Akbar. Et là il a fait exploser le trolley (valise à roulettes)", a déclaré Nicolas Van Herrewegen, témoin direct de la scène, agent de triage de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

"C'était pas vraiment une grande explosion mais l'impact était pas mal. Autour à deux, trois mètres les gens sont partis en courant", a témoigné l'agent de triage.

"Situation sous contrôle"

La situation était "sous contrôle" dans la gare, qui se trouve en plein centre de Bruxelles et à quelques encablures de la célèbre Grand-Place de Bruxelles, a précisé le Centre de crise belge sur Twitter. Quelque 60 000 passagers prennent le train chaque jour à la gare de Bruxelles-Central, une des plus grandes de Belgique.

Elisa Roux, porte-parole de la SNCB, la compagnie ferroviaire belge, a estimé qu'une "centaine de personnes ont été évacuées" de la gare à la suite de l'explosion.

"Dès qu'on a entendu la déflagration, un périmètre de sécurité a été mis en place", a-t-elle expliqué. "Il y a des gens qui pleuraient, il y a des gens qui criaient. Ils ont bien sûr été un peu choqués".

Toutes les rues autour étaient bloquées par de nombreux véhicules de police et militaires armées, a constaté un journaliste de l'AFP. Des policiers en arme avec gilet pare-balles étaient postés.

Cet acte survient dans un contexte de multiplication des attaques terroristes jihadistes en Europe ces derniers mois, en particulier au Royaume-Uni et en France.

Lundi après-midi, un homme fiché pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale" a tenté de percuter avec sa voiture un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées à Paris, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois. L'homme est décédé dans l'accident qu'il a provoqué.

Bruxelles avait été touchée le 22 mars 2016 par des attentats revendiqués par l'organisation État islamique (EI). Des jihadistes s'étaient fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, faisant 32 morts.

L'enquête avait montré qu'ils appartenaient à la même cellule que celle qui a frappé Paris le 13 novembre 2015, faisant 130 morts.

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