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Québecor Média vend sept licences de spectre à Shaw pour 430 millions $

13/06/2017 09:14 EDT | Actualisé 13/06/2017 09:14 EDT
Radio-Canada

Québecor, qui a renoncé à une expansion pancanadienne du sans-fil, aura mis moins d'une semaine à liquider les licences de spectre qu'elle détenait à l'extérieur du Québec, empochant au passage 614 millions $.

Après avoir conclu une transaction de 184 millions $ avec Rogers (TSX:RCI.B) vendredi dernier, le conglomérat québécois a annoncé mardi la vente de ses sept autres licences à Shaw Communications pour 430 millions $.

"Vidéotron entend poursuivre ses investissements pour développer son réseau exploité au Québec et dans l'est de l'Ontario", fait valoir sa société mère, par voie de communiqué.

Ses investissements continus visent notamment à étendre et densifier son réseau de quatrième génération, déployer son réseau de cinquième génération et améliorer son réseau filaire IP.

La patience de Québecor (TSX:QBR.B) lui aura permis d'empocher un important profit, puisque selon l'analyste Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux, l'entreprise a payé 282 millions $ pour la totalité des licences vendues depuis une semaine.

Toutefois, dans une note envoyée à ses clients, l'analyste attribuait une valeur d'environ 500 millions $ aux licences vendues à Shaw (TSX:SJR.B).

Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, estimait que le spectre vendu à Shaw et Rogers avait une valeur de 700 millions $. Il ne s'est pas formalisé du fait que Québecor ait récolté un montant inférieur à ses prévisions.

Le directeur financier de Québecor, Jean-François Pruneau, avait signalé à la fin de 2015, lors d'une conférence d'investisseurs, qu'une expansion canadienne ne cadrait plus dans la stratégie de l'entreprise.

Acquises en 2014 et 2015, les licences cédées à Shaw appartenaient à Vidéotron et se situent dans les bandes de 2500 MHz et de 700 MHz.

Trois d'entre elles couvrent le sud de l'Ontario et la totalité des provinces de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, tandis que les quatre autres visent les grands centres urbains de ces régions, soit Toronto, Edmonton, Calgary et Vancouver.

Cette transaction annoncée est assujettie à l'approbation de certaines autorités réglementaires, dont le Bureau de la concurrence et Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

MM. Yaghi et McReynolds estiment que Québecor pourrait utiliser une partie de l'argent récolté pour continuer à racheter la participation de 18,93 pour cent détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans sa filiale Québecor Media.

Dans le cadre de l'entente de 2012, le bas de laine des Québécois a le droit, à compter du 1er janvier 2019, de vendre ses actions restantes dans Québecor Média, notamment par l'entremise d'un appel public à l'épargne.