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Donald Trump: Jeff Sessions n'a pas eu «connaissance» de collusion entre l'équipe du président et la Russie (VIDÉO)

13/06/2017 03:42 EDT | Actualisé 13/06/2017 10:27 EDT

Le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, nie vigoureusement avoir omis de déclarer une rencontre avec l'ambassadeur russe ou tout autre entretien avec un représentant du Kremin à propos de l'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis. Témoignant devant le Sénat, mardi, il s'est engagé à défendre son honneur face à des "allégations grossières et fausses".

Lors de sa comparution devant la commission du renseignement du Sénat, Jeff Sessions a réagi aux allégations voulant qu'il ait pris part ou du moins eu connaissance de toute collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en s'insurgeant face à ce "mensonge détestable et consternant".

Devant ses anciens collègues, l'ex-sénateur de l'Alabama a contredit le témoignage rendu la semaine dernière par l'ex-directeur de la police fédérale (FBI). À l'occasion de sa propre comparution devant le Sénat, James Comey a raconté l'avoir "imploré" de ne pas le laisser seul avec le président, sans obtenir de réponse. M. Sessions argue qu'il avait au contraire acquiescé et renchéri qu'ils devraient respecter le protocole.

James Comey avait également affirmé qu'il s'attendait à ce que le procureur général se récuse de l'enquête fédérale sur la possible ingérence russe plusieurs semaines avant que celui-ci n'admette avoir rencontré à deux reprises l'ambassadeur Sergueï Kislyak à l'approche du scrutin du 8 novembre, ce que M. Sessions avait pourtant nié lors de son audience de confirmation, en janvier.

Il est aussi revenu sur ces événements, mardi, soutenant qu'il avait alors répondu correctement selon sa compréhension de ce qui lui était demandé.

Les législateurs l'interpellaient depuis plusieurs semaines quant à la possibilité d'une troisième rencontre avec le diplomate russe, en avril, dans un hôtel de Washington où ils avaient tous deux assisté à un discours de Donald Trump. S'il a confirmé y avoir pris part, Jeff Sessions a maintenu qu'il n'avait pas discuté avec M. Kislyak à cette occasion.

Il a présenté sa participation à la campagne de M. Trump comme l'unique motif de sa récusation et a souligné ne pas s'être récusé "pour défendre (son) honneur".

"Plusieurs ont laissé entendre que ma récusation résulte du fait que j'ai cru que je faisais moi-même objet de l'enquête, que je pourrais avoir faire quelque chose de mal. Mais cela est l'unique raison pour laquelle je me suis récusé. J'ai senti que je devais le faire en vertu des règles du département de la Justice", a affirmé M. Sessions.

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Comparatif des témoignages du procureur général, Jeff Sessions (13 juin), et de l'ex-directeur du FBI, James Comey (8 juin)

Concernant les inquiétudes exprimées par le directeur du FBI, James Comey, à propos de ses rencontres avec le président Trump:

M. Sessions: (Le jour suivant), "il a exprimé ses inquiétudes relativement au fait d'avoir été laissé seul avec le président. J'ai acquiescé à sa préoccupation que nous devrions respecter les lignes directrices appropriées du département de la Justice."

M. Comey: "J'ai saisi l'occasion pour implorer le procureur général (PG) d'empêcher toute communication directe à l'avenir entre le président et moi-même. J'ai dit au PG que ce qui venait de se passer, lui-même ayant été appelé à quitter alors que le directeur du FBI, qui se rapporte au PG, demeurait dans la salle, était inapproprié et ne devrait jamais survenir. Il n'a pas répondu."

Concernant la récusation de M. Sessions de l'enquête sur l'ingérence russe:

M. Sessions: "La portée de ma récusation, néanmoins, n'interfère pas, et ne doit pas interférer, avec ma capacité de superviser le département de la Justice, incluant le FBI."

M. Comey: "C'est une question à laquelle je ne peux répondre. Je crois qu'il s'agit d'une question raisonnable. Si, si, comme le président affirme, j'ai été congédié à cause de l'enquête sur la Russie, pourquoi le procureur général a-t-il été impliqué dans cette chaîne (de décision)? Je l'ignore, et je n'ai donc pas de réponse à la question."

Relativement à la possibilité qu'il y ait des raisons classifiées à la récusation de M. Sessions:

M. Sessions: "Faites-le-moi savoir! Il n'y en a pas, sénateur Wyden! Il n'y en a pas, je peux vous le dire avec une certitude absolue! Il s'agit d'une allusion anonyme relayée à mon propos, et je ne l'apprécie pas."

M. Comey: "Notre avis, si je me souviens bien, était qu'il était très près et devrait inévitablement se récuser pour diverses raisons. Nous étions aussi conscients de faits, dont je ne peux pas discuter dans une audience publique, qui rendraient problématique la poursuite de son implication dans une enquête reliée à la Russie."

Concernant les motifs du congédiement de M. Comey:

M. Sessions: "Il était de mon avis qu'un nouveau départ au FBI était la chose appropriée à faire. Lorsque M. Comey a décliné la poursuite (contre Hillary Clinton), il s'agissait vraiment d'une usurpation de l'autorité des procureurs fédéraux au département de la Justice. Il s'agissait d'un développement stupéfiant."

M. Comey: "J'ai été déconcerté de voir à la télévision le président affirmer qu'il m'avait en fait congédié en raison de l'enquête sur la Russie et d'apprendre, en plus, des médias, qu'il affirmait, en privé, à d'autres parties que mon congédiement avait relâché une grande pression concernant l'enquête sur la Russie."

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