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Des manifestations partout aux États-Unis au nom de la «vérité»

03/06/2017 01:37 EDT | Actualisé 03/06/2017 01:37 EDT

Des milliers de manifestants hostiles au président américain Donald Trump étaient rassemblés dans plusieurs villes des États-Unis pour exiger la "vérité" dans l'affaire des ingérences russes présumées dans la campagne présidentielle de 2016.

Des dizaines d’organisations de la société civile ont appelé à une grande "marche pour la vérité", dans plus de 150 villes du pays, dont le mot d'ordre principal est la mise sur pied d'une "commission indépendante et transparente" pour enquêter sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l'entourage de Donald Trump.

En fin de matinée, le plus gros rassemblement se tenait à New York avec quelque 3000 personnes hostiles au président des États-Unis, rassemblées dans le sud de Manhattan aux cris de "Traitre!", "Menteur!" ou "Enfermez-le!", selon une journaliste de l'AFP.

D'autres manifestants brandissaient des pancartes "Make our planet great again" ("Rendre sa grandeur à notre planète"), en référence au slogan du président français Emmanuel Macron après la sortie-choc annoncée jeudi par Donald Trump de l'accord de Paris sur le climat. Dans une déclaration en anglais, M. Macron avait détourné le slogan de campagne de M. Trump "Make America great again" ("Rendre sa grandeur à l'Amérique").

Présent à la manifestation new-yorkaise, l'élu démocrate à la Chambre des représentants Jerry Nadler s'est alarmé sur Twitter d'une "crise de (la) démocratie" américaine.

Dans la capitale fédérale Washington, environ 300 personnes prenaient part à cette "marche pour la vérité" qui doit aussi animer des grandes villes de la côte ouest comme Los Angeles et Seattle.

Ces manifestations se tiennent avant l'audition très attendue le 8 juin au Sénat de l'ancien directeur du FBI James Comey, limogé par le président Trump début mai. Une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie devrait être abordée.

L'ancien premier policier des États-Unis est resté silencieux en public depuis son éviction qui a provoqué une onde de choc à Washington.

Le président Trump a nié toute intervention et pression contre le FBI, de même qu'il nie toute collusion avec Moscou.

L'enquête a été confiée par le ministère de la Justice à un procureur spécial, Robert Mueller, lui-même ancien patron du FBI à la réputation d'indépendance. Des commissions du Congrès conduisent également des enquêtes parlementaires.

Par ailleurs, moins de 200 personnes se sont rassemblées dans la matinée devant la Maison-Blanche, en soutien au président Trump, brandissant des pancartes "Pittsburgh, pas Paris" ou "l'Amérique d'abord", selon un journaliste de l'AFP.

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