POLITIQUE

L'ex-candidate péquiste Gabrielle Lemieux songe à la présidence du Parti québécois

21/05/2017 10:40 EDT | Actualisé 22/05/2017 12:06 EDT
Courtoisie

MONTRÉAL – L’ex-candidate péquiste Gabrielle Lemieux songe sérieusement à succéder à Raymond Archambault à la présidence du Parti québécois, a appris le HuffPost Québec.

La jeune femme de 31 ans avait affronté la ministre Dominique Anglade lors de l’élection partielle dans Saint-Henri-Sainte-Anne en 2015. Mme Lemieux avait terminé deuxième, récoltant près de 30% des voix.

En entrevue, elle confirme avoir été sollicitée pour se présenter comme présidente du conseil exécutif national du PQ. M. Archambault, qui assume ce rôle depuis 2011, a déjà indiqué dans les médias qu’il allait passer le relais au prochain congrès du parti, prévu en septembre 2017.

« Je pense que c’est une fille qui n’a pas froid aux yeux, a indiqué Monique Richard, qui a assumé les fonctions de présidente de 2005 à 2008. Le fait qu’il y ait une jeune qui décide d’assumer la présidence, c’est de ça dont on a besoin. »

Frédéric Saint-Jean, qui est président de l’exécutif du PQ dans Saint-Hyacinthe, dit avoir contacté Mme Lemieux il y a environ un mois pour qu’elle se présente comme présidente. Il la décrit comme une « femme d’équipe, qui consulte beaucoup autour d’elle ».

Depuis la publication du rapport « Oser repenser le PQ » de Paul Saint-Pierre-Plamondon, la formation politique tente d’attirer la jeunesse dans ses rangs. Mme Richard pense que l’élection d’une jeune femme à la tête du conseil exécutif national enverrait un « très bon signal » à la population.

Mme Lemieux peut aussi compter sur le soutien de Marie Bouillé, ex-députée péquiste d’Iberville, et Mathieu Allain, président du PQ dans Saint-Henri-Sainte-Anne. Elle n’a aucun appui officiel de la part de la députation actuelle pour l’instant.

Une autre candidature féminine

L’ex-députée bloquiste Ève-Mary Thaï Thi Lac a elle aussi annoncé sur Facebook, lundi matin, qu’elle ferait le saut dans la course à la présidence.

« Le message véhiculé par notre chef Jean-François Lisée qui souhaite voir plus d’implication des communautés culturelles au sein de notre formation en plus des recommandations du rapport de PSPP m’ont convaincu de faire le saut », a-t-elle écrit.

Elle souhaite convaincre plus de jeunes, de femmes et de personnes issues des communautés culturelles de se présenter sous la bannière péquiste aux prochaines élections.

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