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Bombardier sous la loupe de la Banque mondiale

11/05/2017 04:39 EDT | Actualisé 11/05/2017 04:42 EDT

Une filiale de Bombardier fait l'objet d'une vérification de la Banque mondiale en lien avec des « allégations d'activités douteuses » concernant un contrat en Azerbaïdjan, a indiqué le géant québécois.

Un texte de Gino Harel et Luc Tremblay

Depuis l’automne 2016, une filiale de Bombardier « coopère avec les services de police dans le cadre d’une enquête reposant sur des allégations d’activités douteuses » en lien avec un contrat de fourniture d’équipement ferroviaire en Azerbaïdjan, a affirmé la compagnie dans son rapport trimestriel publié jeudi.

Ce projet de plusieurs centaines de millions de dollars, dont le contrat a été décroché en 2013 par un consortium dont fait partie la filiale suédoise de Bombardier Transport, est financé en grande partie par la Banque mondiale.

L’organisation internationale fait actuellement une « vérification » de ce dossier, ajoute le rapport, soulignant « [qu']aucun résultat n’a encore été transmis à [Bombardier] ou à sa filiale ».

Dans cette affaire, des dirigeants de Bombardier en Suède sont soupçonnés de corruption. En mars dernier, les autorités suédoises ont d’ailleurs arrêté un employé de Bombardier de nationalité russe.

L’Unité nationale anticorruption de Suède poursuit son enquête dans ce dossier.

De son côté, Bombardier dit mener son propre examen interne, dont le mandat a été confié à des consultants externes.

« Il y a une enquête sur ce contrat-là et on coopère avec les autorités policières. On fait partie de l'investigation. On a des firmes qui nous supportent dans cet exercice. On va aller au fond des choses et quand on va bien comprendre ce qui se passe ou ce qui s'est passé, on va prendre les actions appropriées », a dit Alain Bellemare, PDG de Bombardier.

Dans son rapport trimestriel, l’entreprise rappelle qu’aucune accusation n’a été portée contre sa filiale ou l’un de ses employés et qu’elle collabore « sans réserve » dans le cadre de l’enquête policière et de la vérification de la Banque mondiale.

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