POLITIQUE

Le DPCP veut tenir une enquête à la suite des allégations d'Yves Francoeur (VIDÉO)

02/05/2017 10:29 EDT | Actualisé 02/05/2017 10:29 EDT

La directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Annick Murphy, demande à la sous-ministre de la Sécurité publique la tenue d'une enquête policière de nature criminelle pour faire la lumière sur les allégations faites jeudi dernier par Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers de Montréal.

En entrevue à la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal, M. Francoeur a allégué avoir été informé qu'un dossier d'enquête de fraude et de trafic d'influence impliquant des élus libéraux aurait conduit au dépôt d'accusations, n'eût été le fait que ce dossier concernait des élus libéraux, dont un qui siègerait encore à l'Assemblée nationale.

Yves Francoeur a alors précisé que l'enquête policière avait comporté de la filature et de l'écoute électronique. Il n'a toutefois révélé aucune identité.

Selon Mme Murphy, Yves Francoeur laissait ainsi entendre qu'un procureur aux poursuites criminelle et pénale était prêt à déposer des accusations, mais que cette décision aurait été en quelque sorte bloquée à un plus haut niveau.

Malgré la gravité des allégations, Mme Murphy observe que plus de cinq jours se sont écoulés sans que M. Francoeur ait communiqué avec le DPCP ou ait rencontré des représentants de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le DPCP justifie la demande d'enquête policière après avoir fait toutes les vérifications possibles avec le peu d'information dont il dispose.

Lundi, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a reproché au président du syndicat des policiers d'avoir fait mal au DPCP par son silence après avoir lancé ses allégations éclaboussant des élus libéraux. Elle a aussi soulevé des doutes sur les intentions réelles de M. Francoeur.

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