POLITIQUE

Amir Khadir se défend d'avoir diffamé un entrepreneur

20/04/2017 06:05 EDT | Actualisé 20/04/2017 06:05 EDT
Radio-Canada.ca

Le député Amir Khadir s'est défendu jeudi en cour d'avoir tenu des propos diffamatoires envers l'entrepreneur Marcel Melançon, un ancien collecteur de fonds du Parti québécois qui lui réclame 300 000 $ pour avoir été associé au financement illégal de partis politiques.

Le député de Mercier, du parti Québec solidaire, a affirmé qu'il s’était appuyé sur le rapport de la commission Moisan et sur des articles de journalistes d'enquête lorsqu'il a affirmé, en 2013, sur les ondes d’une radio privée, que M. Melançon était impliqué dans le financement illégal du PQ.

Amir Khadir a déclaré en cour qu'il ne visait pas l'individu, Marcel Melançon, mais le système. « Notre propos, c'est de savoir quel est le rôle des partis, des responsabilités politiques, et non individuelles », a-t-il dit.

La commission Moisan

Dans son rapport rendu public en 2006, l’ancien juge Jean Moisan avait montré que des « contributions déguisées », faites par des individus et remboursées par la firme Groupaction, avaient été versées au Parti québécois et au Parti libéral du Québec sur une période de plusieurs années. Il avait fait une série de recommandations pour prévenir de telles pratiques.

Source : Directeur général des élections du Québec

M. Khadir a traité l'ancien député du PLQ Russell Williams de criminel et d'escroc, à la suite de son passage au sein d'un lobby pharmaceutique. Le député de Québec solidaire s'en est excusé dans une lettre, en disant qu'il visait l'industrie et non pas l'homme.

Le politicien va-t-il maintenant changer sa façon de critiquer? Son avocat, Alain Tremblay, lui a recommandé de ne pas répondre à cette question.

« Ce que je peux dire, c'est qu'on apprend, et c'est sûr que ce procès, comme toute l'activité politique, m'apprend des choses, et j'essaie, ensuite, de me gouverner en conséquence, bien sûr », a néanmoins déclaré M. Khadir.

Le député de Québec solidaire a conclu en disant qu'il avait la conviction raisonnable de la véracité des choses qu'il a déclarées.

D'après un reportage de Marc Verreault


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