NOUVELLES

Explosion mortelle dans le métro de Saint-Pétersbourg (VIDÉO/PHOTOS)

03/04/2017 08:58 EDT

Onze personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans un attentat dans une rame du métro de Saint-Petersbourg, les autorités annonçant également avoir désamorcé à temps une bombe dans une autre station de métro.

LIRE AUSSI

»Les images des minutes qui ont suivi l'explosion


Cet attentat intervient alors que l'organisation Etat islamique (EI) avait appelé à frapper la Russie après son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie, fin septembre 2015.

La rame touchée par l'explosion se trouvait entre deux stations d'une ligne fréquentée qui traverse le centre de la deuxième ville de Russie, Sennaïa Plochtchad et Tekhnologuitcheski Institout.

"L'enquête a été ouverte pour +acte terroriste+", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué, précisant que "toutes les autres pistes" seraient examinées.

Peu après, une bombe artisanale a été "découverte et désamorcée à temps" dans une autre station du centre de la ville, Plochtchad Vosstaniïa.

Dans un nouveau bilan publié lundi soir, les services antiterroristes ont fait état de 11 morts et 45 blessés hospitalisés, dans un communiqué aux agences russes.

Auparavant, la ministre de la Santé Veronika Skvortsova avait évoqué à la télévision publique dix décès: sept personnes mortes sur place, une dans l'ambulance et deux à l'hôpital.

La Russie n'a pas été aussi durement touchée depuis l'explosion en plein vol le 31 octobre 2015 d'un vol reliant l'Egypte à la Russie avec 224 personnes à bord, un attentat revendiqué par l'EI.

Depuis, plusieurs attaques ont touché les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes avaient annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

L'explosion meurtrière a eu lieu à 14H40 (11H40 GMT), selon les services secrets (FSB). Les images diffusées sur les réseaux sociaux et par les télévisions russes ont montré une rame de métro soufflée, et de nombreux voyageurs tentant de sortir des victimes des décombres.


Explosion mortelle dans le métro de Saint-Pétersbourg en Russie (3 avril 2017)


Comme sourds

"L'explosion a eu lieu entre deux stations mais le conducteur a pris la bonne décision de continuer sa route jusqu'à la station, ce qui a permis de procéder rapidement à l'évacuation et à l'aide aux victimes", a déclaré dans un communiqué le Comité d'enquête.

"J'ai vu les gens sortir, ils étaient comme sourds, beaucoup se tenaient la tête. Les secours les ont très vite pris en charge", a raconté à l'AFP Galina Stepanova.

Le président Vladimir Poutine, qui se trouvait justement à Saint-Petersbourg lundi, a présenté ses condoléances aux victimes lors d'une courte intervention télévisée peu avant une rencontre avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko.

Après leur entretien, conclu par de brèves déclarations devant la presse, Vladimir Poutine s'est rendu tard dans la soirée dans les locaux des services secrets du FSB pour une réunion avec des représentants des services de secours et du ministère de l'Intérieur.

"Le président écoute les rapports des services spéciaux", a indiqué son porte-parole Dmitri Peskov aux agences russes.

L'UE solidaire

Les autorités ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans le métro de Moscou et les aéroports. Après plusieurs heures de fermeture complète, le réseau métropolitain de Saint-Pétersbourg a recommencé à fonctionner partiellement dans la soirée, à la veille de la première des trois journées de deuil décrétées dans l'ancienne capitale impériale.

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a envoyé ses condoléances à "tous les Russes, en particulier ceux qui ont perdu leurs proches". Le président français François Hollande a exprimé "sa solidarité avec le peuple russe", tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de son "effroi" face à cet "acte barbare".

En réponse à une question sur cette attaque, le président américain Donald Trump a pour sa part dénoncé un attentat "absolument horrible".

La Russie a été à plusieurs reprises frappée par des attentats dans ses transports en commun. En 2013, deux attentats suicide à Volgograd (sud) avaient fait 34 morts, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Sotchi.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter