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Les services secrets américains ne peuvent plus suivre le mode de vie des Trump

23/03/2017 05:31 EDT | Actualisé 23/03/2017 05:32 EDT
Kevin Lamarque / Reuters
Donald Trump greets his wife Melania and his daughters Tiffany and Ivanka during inauguration ceremonies to be sworn in as the 45th president of the United States at the U.S. Capitol in Washington, U.S., January 20, 2017. REUTERS/Kevin Lamarque

Les voyages fréquents de Donald Trump, les nombreux membres de sa famille et son mode de vie atypique commencent à peser dans le porte-feuille des services secrets américains.

L'agence a demandé 60 millions de dollars américains supplémentaires pour l'année fiscale 2018, rapportait le Washington Post mardi. Près de 27 millions $ auraient été dédiés à la sécurité de la résidence privée de la famille dans la Trump Tower à New York, où vivent la première dame et leur fils de 11 ans. Les services secrets ont aussi demandé un 33 millions $ en plus pour couvrir les frais de voyages occasionnés par «le président, le vice-président et les autres chefs d'État en visite».

Le Office of Management and Budget, l'organisation qui aide le président à préparer et à contrôler les budgets annuels, a rejeté la demande, ce pourrait potentiellement forcer les services secrets à réduire leurs autres opérations comme l'exploitation et les disparitions de mineurs, la contrefaçon de monnaie, les cyberattaques et les fraudes.

L'article du Post a été publié dans la foulée des questionnements entourant les fréquentes visites de Donald Trump à sa résidence secondaire en Floride. Il s'est rendu à la «Maison-Blanche du Sud» au moins cinq fois depuis son investiture... ce qui aura coûté 3 millions $ aux contribuables.

En février, Eric Trump, le fils du président, s'est rendu en Uruguay pour promouvoir la Trump Organization. Son séjour aura coûté près de 90 000 $ en frais d'hôtels pour les agents des services secrets qui devaient l'accompagner.

«Les présidents voyagent toujours», a répondu le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer lors d'un point de presse cette semaine. «Le président, où qu'il aille, il amène du personnel avec nous. C'est quelque chose qui arrive.»

Ce texte initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.