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Un cours d'"études féministes" sème la controverse

22/03/2017 04:05 EDT | Actualisé 22/03/2017 04:05 EDT
fstop123 via Getty Images
Latin and African descent teenage girl friends studying DNA molecular structure, using microscope and laptop computer as they study science subject at home setting. The multi-ethnic friends hold the model and look into the microscope eyepiece as they learn, study their science homework together. They are collaborating on a science project. Many textbooks on coffee table in living room. Kitchen background. Education themes. Girls in STEM school classes.

L'Alberta modifiera un nouveau cours intitulé Études féministes dans une école secondaire de la province, qui traitait de sujets comme les types de coiffures, les soirées, les recettes et la décoration intérieure.

Après plusieurs critiques publiques sur le cours, le ministre de l'Éducation, David Eggen, a déclaré mardi que des fonctionnaires de son bureau étaient en communication avec la commission scolaire qui supervise l'École Eleanor Hall de Clyde. Le cours a été lancé en février pour les filles de la 6e à la 9e année.

Le ministre indique que l'égalité des sexes est une priorité pour son gouvernement.

« Je comprends les préoccupations soulevées au sujet du contenu de ce cours. Le ministère de l’Éducation de l’Alberta et des représentants de mon bureau sont en contact avec la commission scolaire et demanderont des changements à ce cours immédiatement », a indiqué par courriel M. Eggen.

Le directeur général par intérim des écoles publiques de Pembina Hills, David Garbutt, affirme que le district scolaire a reçu beaucoup de critiques sur le cours et que son contenu sera réévalué.

Selon lui, le titre du cours n'est probablement pas approprié, car il ne représente pas exactement ce que le programme vise à accomplir.

« L'objectif est d'aider les élèves à naviguer dans l'adolescence et à garder leur estime de soi intacte », explique M. Garbutt.

Le programme veut donner aux élèves un « goût de la cosmétologie, certaines technologies et des études des médias, les soins communautaires, la nourriture et l'esthétique ».

« Nous allons faire en sorte que les enfants développent leur esprit critique sur les attentes et l’influence des médias auxquels les adolescents font face », affirme M. Garbutt.

Alison Poste, organisatrice de la Marche des femmes à Edmonton trouve le cours déroutant.

« Cela ressemble aux années 1950 », déplore-t-elle, tout en soulignant qu’il est étrange qu’il n’y ait pas une classe d'étiquette pour les garçons.

Mme Poste souligne que les femmes d’un peu partout continuent d’être jugées d’abord sur leur apparence. Elle donne en exemple des magazines qu’elle a vus dans un étalage où celui s’adressant aux filles traitait de maquillage, de garçons et de couleurs d’ongles. Un magazine pour les garçons présentait en couverture des microscopes, des camions de pompier et des chapeaux de policier.

« Si je suis une fille de 12 ans aujourd’hui, quel est le message que je reçois? Est-ce que c’est plus important d’avoir de beaux ongles ou d’être éduquée? », questionne la militante.

Selon des informations de CBC News


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