POLITIQUE

Martine Ouellet couronnée comme chef du Bloc québécois (VIDÉO)

18/03/2017 01:33 EDT | Actualisé 18/03/2017 06:56 EDT

Martine Ouellet a été couronnée samedi comme chef du Bloc québécois, dans le cadre d'un rassemblement à Montréal.

Mme Ouellet a été élue par acclamation, le seul autre candidat potentiel, Félix Pinel, s'étant désisté lundi, faute d'avoir obtenu les appuis nécessaires pour remplir les conditions de candidature.

L'ex-députée péquiste devenue indépendante entend parallèlement conserver son poste à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de son mandat, en octobre 2018, avant de porter les couleurs du Bloc lors des prochaines élections fédérales de 2019.

En entrevue à la Presse canadienne, le président du caucus bloquiste, le député Louis Plamondon, s'est dit heureux qu'une première femme soit à la tête du parti. Il aurait souhaité une course au leadership, précisant qu'une telle campagne "donne toujours du dynamisme à un parti". Mais il ajoute qu'aucune candidature "assez solide" n'aurait pu faire le poids contre Martine Ouellet.

Louis Plamondon estime que Mme Ouellet aura maintenant "amplement le temps" de faire une tournée du Québec pour établir sa notoriété, et pour bien restructurer le parti. Il s'attend à quelques réaménagements dans les tâches des députés, mais il ne voit "aucun problème à ce que tout le monde soit heureux".

Quant à la décision de Martine Ouellet de demeurer députée à Québec, M. Plamondon n'y voit aucun inconvénient, puisqu'elle "respecte le code d'éthique". Il se dit "capable de vivre avec ça, même si certaines personnes sont agacées par la situation".

La nouvelle chef tiendra plusieurs réunions avec sa députation la semaine prochaine, à la veille du budget fédéral.

Mais tous n'applaudissent pas la décision de Mme Ouellet de demeurer à l'Assemblée nationale.

De passage à Drummondville, le premier ministre Couillard trouve que la situation dans laquelle se place la nouvelle chef du Bloc québécois "n'a pas vraiment d'allure".

"Curieusement, je trouve qu'on banalise un peu cette chose-là. On va consacrer des deniers publics, des fonds de l'Assemblée nationale, pour soutenir une activité politique fédérale", a-t-il soutenu.

Il estime que si un député issu de sa formation politique avait fait le même choix, "il en aurait eu pour six jours de déferlement médiatique".

"Si c'était autre chose que les gens du Parti québécois, je ne pense pas que ce serait traité de la même façon", a-t-il indiqué.

Martine Ouellet était députée du Parti québécois mais lorsqu'elle a annoncé son intention de briguer la direction du Bloc, elle est devenue indépendante.

"Elle est au Parlement du Québec. Elle s'occupe des enjeux du Québec, je trouve que ce n'est pas acceptable", a-t-il insisté.

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