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«Goon: le dernier des durs à cuire»: le bagarreur au cœur tendre reprend du service

18/03/2017 12:52 EDT | Actualisé 18/03/2017 12:52 EDT

Pour la première fois de sa carrière, Jay Baruchel a pris la caméra afin de réaliser Goon: le dernier des durs à cuire. Après le gros succès surprise du premier volet Goon, le Montréalais exilé à Toronto a tellement aimé sa récente expérience de cinéaste qu’il compte maintenant en faire son métier à plein temps au Canada.

Il a attendu d’avoir 35 ans pour accomplir son rêve d’enfance. Jay Baruchel signe son premier long métrage avec la ferme intention de continuer une carrière de réalisateur. Et même si sa vie d’acteur l’aura mené jusque sous les projecteurs d'Hollywood, c’est l’expérience des plateaux de tournage qui le fait surtout vibrer. 

«Depuis que j’ai l’âge de 9 ans, je veux me retrouver derrière la caméra, lance-t-il au Huffington Post Québec. Faire des films m’a toujours fasciné. Au fond de moi, c’est ma raison d’être. Je suis devenu comédien pour devenir réalisateur et pas l’inverse.»

L’opportunité arrive quand Michael Dowse, l’homme derrière Goon, se désiste pour la réalisation de cette suite. Qui pour le remplacer? C’est la tête d’affiche Seann William Scott et l’acteur Marc-André Grondin qui propose le nom de Jay Baruchel, alors cosignataire (avec son acolyte Jesse Chabot) d’un nouveau scénario. «Je ne pouvais pas manquer cette chance, explique le réalisateur. Les personnages ont accaparé mes pensées et mon esprit pendant un certain nombre d’années et l’on avait là enfin un scénario prêt à l’emploi.»

Une version tournée vers l'émotion

Une nouvelle proposition, toujours aussi vulgaire et insolente, qui convainc toute l’équipe de se retrouver sur la glace cinq ans plus tard. Sean William Scott, Liev Schreiber, Marc-André Grondin, Alison Pill et Wyatt Russell n’ont pas hésité à remettre leurs patins. Même Jay Baruchel reprend le rôle du meilleur ami, mais dans une moindre mesure.

goon

«Je sais que mon personnage n’a pas plus à tout le monde. Certains sont allés jusqu’à le qualifier de "Jar Jar Binks" de Goon. Alors, j’ai consciemment minimisé sa présence. En fait, je voulais surtout me consacrer sur les autres personnages, car les admirateurs du volet original méritaient une suite à la hauteur de leurs attentes.»

Goon: le dernier des dures à cuire nous propulse quelques années après le premier épisode sorti en 2012. À la suite d’une énième commotion cérébrale, Doug Glatt (Seann William Scott) se reconvertit en déprimant vendeur d'assurance afin de rassurer sa fiancée qui attend un enfant. Mais l’arrivée d’un impitoyable dur à cuire dans son équipe des Highlanders de Halifax le pousse à retrouver l’aréna malgré les risques de blessures.

«Les émotions sont plus fortes dans cet opus. Les bagarres de hockey sont abordées d’une manière plus complexe. Je ne vous cacherais pas que je m’ennuie beaucoup des bagarres, mais j’accepte aussi le point de vue de ceux qui sont contre», ajoute Jay Baruchel.

Goon: le dernier des durs à cuire (Goon: Last of the Enforcers) – Comédie sportive – Les Films Séville – 101 minutes – Sortie en salles le 17 mars 2017 – Canada.

Seann William Scott, toujours partant

Rechausser les patins de l’abruti au cœur tendre, l’Américain originaire du Minnesota n’aurait manqué cela pour rien au monde. «Au début, j’ai quand même eu de la réticence, avoue-t-il. Je me disais que le premier film avait marqué tellement de spectateurs, qu’un deuxième risquerait peut-être de tout gâcher. Mais lorsque j’ai lu le scénario très intelligent et précis de Jay [Baruchel], j’ai tout de suite été emballé par l’idée.»

Connu pour son rôle fantasque de Stifler dans la série populaire American Pie, Seann William Scott a connu le hockey un peu sur le tard. «Pour être honnête avec vous, j’ai plutôt été élevé au football et au baseball, ajoute-t-il en riant. Le hockey est une discipline que j’ai vraiment découverte à travers mon expérience dans Goon. Il existe dans ce sport une connexion particulière entre les joueurs. Et puis, c’est tellement beau à regarder.»

Sur terre ou sur la glace, l’acteur a eu un plaisir énorme. «Le dernier jour de tournage, j’ai été envahi d’une grande tristesse. Jouer dans une telle production vous apporte beaucoup de plaisir, car il y a un nombre de défis fous à relever, mais tout s’est fait dans la bonne humeur et une ambiance fraternelle inoubliable.»