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Des informations sur les perquisitions menant à l'arrestation d'Alexandre Bissonnette

03/03/2017 03:47 EST
Handout . / Reuters
Alexandre Bissonnette, a suspect in a shooting at a Quebec City mosque, is seen in a Facebook posting. Facebook/Handout via REUTERS TPX IMAGES OF THE DAYFOR EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVESTHIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS

La levée partielle des scellés sur un mandat de perquisition à la suite de la fusillade au Centre culturel islamique de Québec permet d'en apprendre davantage sur l'intervention policière.

Un texte de Yannick Bergeron

Au lendemain des événements du 29 janvier, la police a obtenu un mandat pour perquisitionner le domicile des parents du principal suspect, Alexandre Bissonnette.

Le document judiciaire obtenu par Radio-Canada révèle que la police veut y saisir un ordinateur et ses périphériques.

Pour obtenir le droit de mener la perquisition à la résidence de la rue du Tracel à Cap-Rouge, le sergent Richard Bonsant de la Sûreté du Québec a dressé la récit de l'intervention policière.

Dans les documents judiciaires, on peut lire que les premiers appels logés au 911 à 19 h 54 font déjà état de « plusieurs morts sur place ».

Il y a eu plusieurs coups de feu et les appels font état « d'un suspect armé d'une mitraillette ».

Les premiers policiers arrivés sur place voient une première victime au sol près de l'entrée extérieure de la mosquée.

Le document détaille ensuite l'intervention armée des premiers policiers sur place, pour sécuriser les lieux.

De courts résumés de témoignages recueillis de la part de fidèles qui se trouvaient sur place sont aussi inclus dans le dossier judiciaire.

Par contre, plusieurs passages sont caviardés à la demande du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Radio-Canada et d'autres médias qui ont demandé à faire lever les scellés sur les documents demandent qu'un juge examine les passages caviardés.

Le juge Alain Morand va trancher si les informations cachées doivent rester confidentielles pour le moment.

Les médias tentent aussi d'obtenir d'autres mandats de perquisition, concernant notamment l'appartement d'Alexandre Bissonnette où il demeurait avec son frère jumeau.

Les allégations soulevées dans les documents judiciaires n'ont pas encore subi le test des tribunaux et ne sont donc pas prouvées.

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