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Lac-Simon ferme le poste de police de sa communauté

02/03/2017 02:57 EST | Actualisé 02/03/2017 02:57 EST
ADR TV

Le Conseil de bande de Lac-Simon en Abitibi a décidé de fermer le poste de police local dès le 31 mars prochain à minuit. Cette décision, prise mercredi soir, est motivée par les difficultés que rencontre le conseil à obtenir un financement adéquat pour couvrir les besoins de la communauté en sécurité, dit-il.

La communauté ne peut assumer les coûts

La chef de la communauté de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, affirme que le coût pour assurer le service de police en ce moment est trop élevé. Elle demande plus d'argent aux gouvernements afin de remplir les conditions demandée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail qu'il y ait quatre policiers en tout temps dans la communauté.

« Nous autres ce qu'on demande, pour répondre aux recommandations de la CNESST et aussi au niveau de la convention, on demande 2,8 millions par année. En ce moment, l'entente qui avait été signée, c'est 1,3 million. On a le droit d'avoir une police adéquate. C'est justement pour ça qu'on a décidé de fermer, parce que ça affecte nos états financiers et ça affecte nos autres services », explique Mme Jérôme.

Pour l'année à venir 2017-2018 seulement, le conseil estime le déficit à 800 000 $.

En attendant, la Sûreté du Québec devra prendre la relève. Rappelons qu'après le décès du policier Thierry LeRoux, l'an dernier, la SQ avait assuré la sécurité avant de se retirer graduellement.

Négociations demandées

Dans son communiqué, le conseil écrit aussi qu'il n'entreprendra « pas de négociation sérieuse avec les gouvernements que s’ils font des efforts sincères pour considérer nos attentes. Nous ne participerons plus à des ''ententes'' de financement dont l’expression ''entente'' n’a aucune signification, puisque ces ''ententes'' ne sont que l’expression unilatérale de la volonté gouvernementale. »

Le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon affirme avoir transmis sa décision, entre autres, au ministre de la Sécurité publique du Québec ainsi qu'à la ministre des Affaires autochtones et du Nord.

Le syndicat sous le choc

De son côté, le syndicat des policiers du Conseil de la Nation Anishnabe du Lac-Simon se dit « sous le choc » à l'annonce de l'intention du conseil de bande de fermer le poste.

« C'est incohérent que le conseil doive en arriver là, surtout que les policiers de Lac-Simon ont pu constater à quel point la communauté est heureuse de retrouver son corps policier depuis le retrait complet de la Sûreté du Québec il y a deux semaines, a déclaré Julie Brault, conseillère syndicale du SCFP, par voie de communiqué. Les policiers de Lac-Simon ont toujours eu une proximité avec la communauté, ainsi qu'une excellente connaissance des enjeux et des besoins de celle-ci, ce qui permet d'assurer une meilleure sécurité. »

Le SCFP souligne que ce seraient 24 policiers qui perdraient leur emploi, sans compter le personnel administratif.

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