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Retrait du crucifix à l'hôpital: un homme est arrêté pour menaces

01/03/2017 11:13 EST | Actualisé 01/03/2017 11:13 EST
Radio-Canada

Un homme de Québec âgé d'une cinquantaine d'années a été arrêté, mardi soir, pour avoir proféré des menaces contre la direction du CHU de Québec, dans la foulée du retrait du crucifix à l'Hôpital du Saint-Sacrement.

Selon David Poitras, agent aux communications du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l'individu a ensuite été libéré sous une promesse de comparaître. Le dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Mardi, le CHU de Québec-Université Laval (CHU) avait publié un communiqué disant avoir reçu "une importante menace à l'intégrité de l'hôpital et de ses dirigeants" en lien avec sa décision de retirer le crucifix. Cette décision de retirer le crucifix a engendré une vive polémique dans la région de Québec.

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a notamment qualifié de "manque de respect" le refus du centre hospitalier universitaire de remettre en place le crucifix de l'Hôpital du Saint-Sacrement. Exprimant sa "vive déception", l'archevêque de Québec a évoqué à mots couverts le débat sur la laïcité, estimant que le retrait du crucifix exprimait tout le contraire de la discussion publique "de tolérance, d'accueil, de respect de la différence et d'ouverture" qui a cours présentement.

De passage à Rimouski mercredi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé que la protection du patrimoine du Québec était importante. Selon lui, la gestion de la diversité ne veut pas dire qu'il faille tourner le dos au patrimoine ou à l'histoire. Il a soutenu que ça ne dérangeait pas les gens des "autres cultures" de voir le crucifix à l'Assemblée nationale ou dans un hôpital.

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