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Le plan d'investissement de Trump pourrait sourire à la CDPQ

01/03/2017 04:46 EST | Actualisé 01/03/2017 04:46 EST
La Presse canadienne

Un proche de l'administration Trump estime que les investissements massifs à venir en infrastructures aux États-Unis sont une occasion en or pour les fonds de pension comme la Caisse de dépôt et placement du Québec.

De passage à Montréal, mercredi, dans le cadre d'un forum international sur l'infrastructure, l'ex-directeur de l'équipe de transition de Donald Trump en matière d'infrastructure, Dan Slane, a dit croire que la Caisse se trouvait dans une position privilégiée pour aller chercher une part du gâteau de 1000 milliards $ annoncé par le président américain la veille, dans son discours au Congrès.

M. Slane, qui n'est plus rattaché à l'administration Trump depuis qu'il a remis son rapport à la fin de la période de transition en janvier, a rencontré mardi le président et directeur général de la Caisse, Michael Sabia, pour discuter de ces questions.

Il s'est dit impressionné par l'expertise de l'institution québécoise en matière d'infrastructures.

Bien que la nouvelle administration américaine se soit campée dans une position protectionniste de "nationalisme économique", Dan Slane souligne que les investisseurs étrangers seront certainement sollicités pour soutenir des projets d'infrastructures.

Il a donné en exemple le fait que le département des Anciens combattants a besoin d'une vingtaine d'hôpitaux et que ceux-ci pourraient facilement être construits et loués au gouvernement par un fonds de pension comme celui de la Caisse.

M. Slane a aussi fait valoir que de nombreux projets de transport en commun seront dans les cartons et que l'expertise de la caisse dans ce domaine pourrait lui donner une longueur d'avance.

Dan Slane est allé jusqu'à suggérer que, pour vaincre la résistance à l'investissement étranger, dans un tel contexte, la Caisse pourrait s'associer à des fonds de pension américains qui n'ont ni ses ressources financières ni son expertise, simplement pour rassurer le public.

Il a signalé au passage que les fonds d'investissement de partout dans le monde, notamment d'Arabie saoudite, de Chine et de Norvège, devraient être sur les rangs pour d'éventuels projets en partenariat public-privé.

Garneau à Washington

Participant lui aussi au forum, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, ne s'est montré nullement surpris de ces propos, se disant convaincu que les fonds d'investissement canadiens seront attirés par le potentiel de projets d'infrastructures aux États-Unis, d'autant plus qu'ils en ont l'expérience.

Monsieur Garneau devait s'envoler plus tard dans la journée vers Washington pour y rencontrer son homologue américaine, la secrétaire aux Transports Elaine Chao.

Les questions d'infrastructures devaient également être au menu de ces discussions, particulièrement au niveau frontalier.

Le ministre Garneau a fait valoir qu'à ce chapitre, il était essentiel de continuer à harmoniser la réglementation des deux pays afin que les trains, camions et bateaux n'aient pas à gérer deux livres de règlements lorsqu'ils doivent transporter des biens et des personnes d'un pays à l'autre.

Il a toutefois reconnu que le défi était de réussir à faciliter le transit des marchandises et des personnes tout en s'assurant de maintenir la sécurité aux frontières, une préoccupation particulièrement intense au sein de la nouvelle administration américaine.

Une des approches sur lesquelles travaillent les deux pays est le prédédouanement des passagers dans les aéroports et du cargo pour éviter les goulots d'étranglement à la frontière.


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