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Ce qu'il faut surveiller lors du discours de Donald Trump devant le Congrès

28/02/2017 06:34 EST | Actualisé 28/02/2017 06:39 EST
Joshua Roberts / Reuters
U.S. President Donald Trump speaks during the Governor's Dinner in the State Dining Room at the White House in Washington, U.S., February 26, 2017. REUTERS/Joshua Roberts

Un discours présidentiel devant le Congrès permet au nouveau dirigeant des États-Unis de discuter des politiques qu'il prévoit mettre en place, mais l'exercice a toujours un aspect théâtral. Cette allocution pourrait prendre une tournure encore plus théâtrale, mardi soir, alors que Donald Trump, une ex-vedette de téléréalité, s'apprête à prendre la parole au Capitole devant les représentants et sénateurs.

Les premiers jours de l'administration Trump ont été marqués par la controverse, mais le nouveau président républicain s'appliquera à expliquer aux Américains et aux élus que son équipe est prête à aller de l'avant pour abroger la loi sur les soins de santé de son prédécesseur, Barack Obama, et pour réformer les impôts. De leur côté, les démocrates du Congrès tenteront de jauger à quel point ils doivent s'opposer au président entre les murs de la chambre des représentants, où la courtoisie est encore importante.

Voici quelques points importants à surveiller pendant cette soirée:

L'avant-match:

Quels membres du Congrès arriveront des heures à l'avance pour prendre les sièges au centre de l'allée de la chambre où Donald Trump fera son entrée? Il faut s'attendre à ce que les alliés de M. Trump se placent près de l'allée. Mais quelques démocrates ont l'habitude de choisir ces sièges; tendront-ils la main au président? La représentante Sheila Jackson Lee, une démocrate du Texas qui s'est souvent assise près de l'allée où passe le président, n'a pas prévu serrer la main du président, selon son bureau.

Donald Trump et les discours

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a promis que le président présentera un discours "optimiste" sur sa vision du pays et qu'il tentera de s'adresser à tous les Américains, quel que soit leur parti, leur ethnie ou leur statut socioéconomique. Donald Trump a déjà prouvé qu'il peut s'en tenir à son script dans des discours importants. Mais il y a toujours des interactions entre le président et les élus dans de tels événements et même quelques lignes d'improvisation pourraient changer la dynamique de la soirée. Si M. Trump s'aventure à aborder les "fausses nouvelles", les "fuites criminelles" des services de renseignement ou l'invalidation de son décret migratoire par les tribunaux, il pourrait se trouver sur un terrain glissant.

Les applaudissements

M. Spicer s'attend à ce que le président soit accueilli avec des applaudissements nourris de la chambre des représentants. Mais des dizaines d'élus démocrates ont boycotté l'investiture de M. Trump et maintenant, ils se demandent comment ils vont l'accueillir dans leur lieu de travail. Applaudiront-ils le président ou entendra-t-on des huées? Les démocrates ont probablement déjà prévu de chahuter le président sur certains aspects, mais il y a des chances que des huées spontanées éclatent. En 2009, le représentant républicain Joe Wilson, de la Caroline du Sud, avait crié: "Tu mens!" à Barack Obama alors qu'il parlait de sa réforme sur les soins de santé.

Les invités des galeries

L'action ne se déroulera pas seulement sur le plancher de la chambre. Les tribunes de la chambre feront probablement jaser. Les démocrates ont invité des immigrants, des étrangers et des citoyens américains qui ont bénéficié d'Obamacare. La première dame, Melania Trump, amènera ses propres invités qui seront assis à ses côtés.

L'événement sur Twitter

Il ne faudra pas attendre la fin du discours pour avoir la réaction de certains élus, qui ont l'habitude d'envoyer des micromessages pendant l'événement. Le président lui-même pourrait écrire des messages sur son compte avant et après son allocution.

Sortir des formules générales

Les républicains du Congrès attendent impatiemment des détails sur ce que le président prévoit faire sur plusieurs enjeux, dont loi sur la couverture des soins de santé, aussi appelée Obamacare. Ils veulent avoir le plan précis du président pour abroger et remplacer la loi, comme il a promis de le faire en campagne. Lundi, M. Trump a dit qu'il s'agissait d'un "enjeu complexe" et a promis de donner aux États "la flexibilité dont ils ont besoin pour que le résultat soit très, très bon pour eux". Ce discours est une occasion pour Donald Trump de sortir de telles généralités, mais ses conseillers disent qu'il ne faut pas s'attendre à ce que le président aborde les politiques en long et en large.

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