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Gucci plébiscité pour son défilé flamboyant à la Semaine de mode de Milan

23/02/2017 12:19 EST | Actualisé 23/02/2017 12:19 EST
Stefano Rellandini / Reuters

Gucci a frappé fort mercredi à Milan, au premier jour des défilés des collections de prêt-à-porter féminin pour l'automne/hiver 2017-18, avec un show haut en couleur dans une scénographie à la fois futuriste et mystique.

Ce défilé très attendu, mixte hommes et femmes, a aussi permis de dévoiler l’univers toujours plus inventif du directeur de la création Alessandro Michele.

Pour la première fois, l'événement a eu lieu dans le nouveau siège de la griffe, installée depuis l’été dernier à l’extrémité sud-est de la ville, dans un vieux site industriel en briques rouges, abritant un temps le fabricant aéronautique Caproni.

Dans un immense hangar entièrement tapissé de velours violet, le public s'est installé comme au théâtre devant un énorme rideau. Parmi les célébrités présentes, les mannequins Charlotte Casiraghi et Alexa Chung, l'actrice Salma Hayek, épouse de François-Henri Pinault, le PDG du groupe de luxe Kering, propriétaire de la marque, ou encore le rappeur A$AP Rocky, qui a enregistré le fond sonore du show, en lisant notamment un texte de Jane Austen tiré de son livre "Persuasion".

Les lumières s’éteignent. Le brouhaha est soudain remplacé par le bruit d’un hélicoptère, lorsque les lourds rideaux se lèvent pour dévoiler des passerelles-tunnels en plexiglas éclairées par des spots aux couleurs changeantes, qui contournent une pyramide surmontée d’une girouette avec un coq.

Les mannequins, inaccessibles, s’avancent dans cet habitacle comme les créatures fantasques d’un autre monde. Les femmes affichent un look un brin rétro avec des jupes plissées ou à volants tombant jusqu’à la cheville, en soie, velours et tissus brocart richement décorés, tandis que les hommes optent pour un look Seventies avec des pantalons en velours côtelé à pattes d’éléphant et de longs manteaux à larges revers.

- Empereur chinois -

Une majestueuse robe de chambre en jacquard donne une allure d’empereur chinois à un mannequin, tandis que des maxi capes perlées et brodées assurent aux femmes un look de châtelaines. Le styliste n’a pas oublié pour autant la femme de chambre proposant une robe noire dotée d’une sage collerette et de son tablier blanc couvert d’insectes géants !

Un filon exotique traverse cette collection à travers des couleurs chatoyantes, des imprimés floraux et des motifs d’animaux insolites chers à Alessandro Michele, qui plus que jamais met l’accent sur l’effet étincelant, avec des matières brillantes et des décorations scintillantes à travers broderies, dorures et perles.

Le créateur continue à développer son univers fantasmagorique, où chacun peut se retrouver, qu’il enrichit chaque saison avec habileté par toute une série de nouveaux accessoires reconnaissables, futurs best-sellers de l’hiver prochain : gants, cannes, ombrelles japonaises, bijoux, lunettes, chapeaux insolites…

Ne manquent pas à cette panoplie le bandeau tennis barré du nom de la griffe, les sacs et valises aux couleurs Gucci et quelques produits particulièrement originaux, comme ces trois sacs à main reliés entre eux, les colliers cloutés à chaîne ou encore ces tricots-cagoule, dont une combinaison argentée recouvrant entièrement la tête !

Des propositions appréciées du public, qui n’a pas hésité à offrir une ovation debout à Alessandro Michele. Ce dernier a su relancer avec succès la marque depuis qu’il l’a reprise en main en 2015. Avec ses créations fantaisistes, le styliste fait aussi et surtout le bonheur de Kering et des détaillants, comme en témoignent les excellents résultats engrangés l’an dernier.

La griffe phare du groupe de luxe français, a clos 2016 avec un chiffre d’affaires de 4,3 milliards d’euros et une croissance record de 12,3%. Elle ne compte pas en rester là, puisqu’est prévu au cours du prochain semestre le lancement du premier parfum signé Alessandro Michele.

Cette première journée s’est distinguée aussi par le défilé tout en fraîcheur juvénile de Kristina Ti avec d’amples chemises portées sur des mini-jupes avec bas résille et bottes fourrées, et des tricots doux endossés sur des pantalons en velours.

C’est un esprit vénitien, qui a dominé, en revanche, chez Alberta Ferretti avec le célèbre lion ailé de Saint Marc brodé au fil d’or ici et là, des tenues de gondoliers ou encore de longues capes et robes en mousseline transparente pour aller danser au bal masqué. Parmi les mannequins, l’Américano-Somalienne Halima Aden portant le hijab n’est pas passée inaperçue. Elle avait déjà défilé voilée à New York, la semaine dernière, pour Kanye West.


L'automne-hiver 2017/2018 de Gucci

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