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Il était une fois Lady Di, icône de la mode

22/02/2017 10:36 EST | Actualisé 22/02/2017 10:36 EST
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FILE PHOTO - Britain's Princess Diana holds Prince Harry during a morning picture session at Marivent Palace, where the Prince and Princess of Wales are holidaying as guests of King Juan Carlos and Queen Sofia, in Mallorca, Spain August 9, 1988. REUTERS/Hugh Peralta/File Photo

Vingt ans après la mort tragique de Lady Diana, une exposition présentée à Londres montre comment la « princesse du peuple » avait su bousculer les codes vestimentaires de la famille royale pour se hisser au rang d’icône de la mode.

De simples atours qu’elle portait lors de ses premières apparitions publiques à ses robes de soirée étincelantes, l’exposition « Diana: sa vie à travers la mode » retrace l’évolution du style vestimentaire de la princesse de Galles au fil des ans et l’affirmation de sa personnalité.

« Elle a gagné en confiance tout au long de sa vie, prenant de plus en plus le contrôle de la manière dont elle était représentée, communiquant intelligemment via ses vêtements », explique Eleri Lynn, commissaire de l’exposition.

Déterminée à assumer pleinement sa féminité, celle qui fut l’une des femmes les plus photographiées au monde chamboule les traditions avec un style moins formel, plus moderne.

Parmi les pièces les plus célèbres présentées figure ainsi la longue et éblouissante robe Victor Edelstein portée pour un dîner donné en 1985 par le président Ronald Reagan à la Maison-Blanche.

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C’est dans cet écrin en velours bleu nuit, aux épaules dénudées, que Diana Spencer avait dansé avec John Travolta au rythme de l’hymne disco « You Should be Dancing » du film « La Fièvre du samedi soir ». Surnommé la robe « Travolta », le vêtement a été vendu 250 000 livres (412 000 $) aux enchères il y a trois ans.

« Chacune de ses robes est comme une mini-biographie (...) qui raconte une histoire », dit à l’AFP Libby Thompson, autre commissaire de l’exposition.

Les visiteurs pourront également découvrir, à partir de vendredi, la robe de soie qu’elle portait en privé au palais de Buckingham et sur laquelle figurent toujours de minuscules empreintes digitales, probablement laissées par William ou Harry, ses deux fils, quand ils étaient enfants.

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Robe faucon et mini-jupe

Il y a également le discret chemisier rose pâle Emanuel, qu’elle arbore dans le portrait réalisé en 1981 à l’occasion de ses fiançailles avec le prince Charles.

Ou encore la robe en soie « Gold Falcon » couleur crème et parée de faucons, emblème de l’Arabie Saoudite, que Diana avait très diplomatiquement revêtue lors d’un voyage dans ce pays en 1986.

« Elle avait appris très rapidement à utiliser la mode comme un instrument » et s’en servait pour « envoyer des messages ou promouvoir des causes », dit Libby Thompson.

Lady Di disposait aussi d’une « garde-robe de travail », à la fois chic et décontractée et signée par Catherine Walker, sa styliste attitrée.

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Ce sont ces robes droites, tailleurs et costumes qu’elle portait pour défendre les causes qui lui tenaient à cœur et qui ont contribué à faire d’elle la « princesse du peuple », comme l’avait défini le premier ministre Tony Blair après sa mort.

L’exposition s’intéresse également à l’évolution de sa garde-robe après sa séparation d’avec le prince Charles, en 1992. Diana devient alors plus audacieuse, porte plus volontiers la mini-jupe.

L’exposition sera présentée au palais de Kensington, résidence pendant quinze ans de Diana, où une statue doit être érigée par ses deux fils pour marquer l’anniversaire de sa disparition.

La princesse, son compagnon Dodi Al-Fayed et leur chauffeur Henri Paul sont morts le 31 août 1997 dans un accident de voiture dans un tunnel sous le pont de l’Alma, à Paris.

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La princesse Diana en images

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