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Le cardinal Lacroix aurait fermé les yeux sur un cas d'agression sexuelle alléguée (VIDÉO)

22/02/2017 07:09 EST | Actualisé 22/02/2017 07:09 EST

Un homme de Québec poursuit l'Institut Séculier Pie X pour des séquelles permanentes en lien avec des agressions sexuelles qui seraient survenues dans les locaux de la mission apostolique au sein de laquelle a oeuvré le cardinal Gérald Cyprien Lacroix.

Un texte de Marie Maude Pontbriand

André Lachance réclame 370 000 $ à l'Institut Séculier Pie X, situé à Charlesbourg. Il aurait été agressé entre l'âge de 3 et 16 ans par son oncle et membre de l'Institut, Jean-Paul Lachance. Ce dernier s'est enlevé la vie en 2014.

Les sévices sexuels auraient commencé en 1971 et se seraient produits dans différents lieux comme la résidence de la victime alléguée ou encore les locaux de l'Institut Séculier Pie X.

Selon la requête civile déposée devant la Cour supérieure, en 1976, alors que Gérald Cyprien Lacroix, était membre de l'Institut, il aurait été mis au courant de la situation et aurait demandé à deux reprises à la victime de pardonner.

Toujours selon la requête, six ans plus tard, alors que Gérald Cyprien Lacroix était devenu secrétaire général de l'Institut, ce dernier aurait à nouveau demandé à André Lachance de « pardonner à Jean-Paul Lachance, car il avait fait de gros efforts pour s'en sortir ».

La présumée victime affirme que les agressions auraient cessé après une quinzaine d'années quand elle a été en âge de s'opposer aux attouchements.

André Lachance estime que les membres de l'Institut qui étaient au courant de la situation auraient dû le protéger.

Conséquences sur la victime

L'homme aujourd'hui âgé de 48 ans dit avoir subi plusieurs conséquences de ces années agressions alléguées. Il rapporte avoir eu des cauchemars et des difficultés scolaires pendant son enfance.

Plus tard, il a été reconnu coupable d'attouchements sexuels sur un jeune garçon de dix ans, gestes qu'il attribue au traumatisme qu'il aurait lui-même vécu.

Il aurait suivi plusieurs thérapies pour tenter de régler son trouble de comportement sexuel.

« Le demandeur considère que la défenderesse est responsable des actes et des agressions multiples de Jean-Paul Lachance à son endroit, car elle a détruit une partie de sa vie, de son âme et qu'elle l'a perturbé en refusant de dénoncer les gestes répétés en gardant le silence et en faisant de l'aveuglement volontaire », peut-on lire à la fin de la requête.

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix nous a fait parvenir sa réaction par courriel. « Pendant toute ma vie, j’ai toujours condamné le silence devant la dénonciation d’abus sexuels. Je n’ai jamais fermé les yeux sur une allégation d’abus portée à mon attention. Jamais. J’ai confiance en l’administration de la justice pour faire la lumière sur les faits allégués. »

Il a également réagi sur Facebook:


L'Institut Séculier Pie X n'a pas répondu à notre demande d'entrevue.

La demande a été déposée au palais de justice de Québec le 17 février 2017. Les allégations ne sont donc pas prouvées devant la cour. La partie adverse dispose de 15 jours pour contester.

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