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Qui est Jean Petit, l'avocat d'Alexandre Bissonnette?

21/02/2017 09:07 EST | Actualisé 21/02/2017 09:08 EST

L'auteur présumé de l'attaque à la grande mosquée de Québec est défendu par Jean Petit, un criminaliste de Québec qui a plus de 30 ans d'expérience.

Un texte de Claude Brunet

C'est le père d'Alexandre Bissonnette qui a mandaté Me Petit pour défendre son fils.

L’avocat parle peu de la cause si ce n'est que pour dire que ce sera une véritable guerre de tranchées. Il accepté de représenter Alexandre Bissonnette parce qu'il aime défendre les personnes condamnées à l'avance par la société.

« Je ne refuserai pas par principe quelque cause que ce soit, dit-il. Tout le monde a droit à une défense pleine et entière. »

C'est dans cet esprit que Jean Petit a défendu, tout au long de sa carrière, un grand nombre de personnes accusées d'agressions sexuelles.

« Moi quand je défends un individu, je ne me pose pas la question s'il est coupable ou non, dit-il. Ce n'est pas mon rôle. Mon rôle à moi, c'est de faire valoir ses arguments du mieux que je peux, à la lueur de la preuve qui est présentée. »

Par exemple, Me Petit tente actuellement de faire acquitter Pacôme Boucher, accusé de possession de matériel pornographique juvénile. Monsieur Boucher a un lourd passé criminel : il a été condamné à la prison pour agression sexuelle sur un enfant de 11 ans. Pour Me Petit, il importe peu que son client soit moralement coupable ou non; ce qui compte, c'est qu'il soit légalement innocent.

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Dans le passé, Jean Petit a eu des démêlés avec le syndic du Barreau du Québec. L'an dernier, notamment, il a été radié deux fois pour des périodes de 7 et de 15 jours.

Il admet avoir des difficultés avec l’autorité.

« Parce que j’ai de la misère à accepter certaines choses et dans ce but, je veux faire valoir mon point, dit-il. Je suis très contestataire; à ma façon, pour mes clients. C’est ce qui fait que des fois je gagne; c’est ce qui fait que des fois, comme on dit en bon français, je reçois des coups en pleine face. Mais vous savez, ceux qui ne font rien n’ont rien à se reprocher. »

Me Petit est loin d'en avoir terminé avec le syndic du Barreau. Il doit comparaître au cours des prochaines semaines devant le Conseil de discipline pour répondre à sept autres chefs d'accusation.

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