DIVERTISSEMENT

Vol spectaculaire dans un musée à Paris: le voleur condamné à huit ans

20/02/2017 11:02 EST | Actualisé 20/02/2017 11:06 EST
Paper Boat Creative via Getty Images
empty gallery, space, white gallery, exhibit, display, choice, art gallery, gallery, simplicity, finance, business presentation, imagination, contemplation, auction, art, choice, white space, artwork, canvas, viewing, location, formal, business, office, compare, studio shot, standing, looking, wonder, marble floor,modern, exhibit, show room, display

Il avait dérobé cinq toiles de maître à Paris en 2010, dont un Picasso: "l'homme-araignée" a été condamné lundi à 8 ans de prison, tandis que deux receleurs ont écopé de 7 et 6 ans, et les trois hommes devront s'acquitter d'une colossale amende.

Depuis ce vol au Musée d'art moderne de Paris, un des plus retentissants casses des dernières années, les cinq tableaux, évalués à 151 millions de dollars par leur propriétaire, restent introuvables.

Il s'agit de "La femme à l'éventail" de Modigliani, de "Nature morte au chandelier" de Léger, du "Pigeon aux petits pois" de Picasso, de "L'Olivier près de l'Estaque" de Braque et d'une "Pastorale" de Matisse.

Situé près de la Seine, dans le centre de Paris, le Musée d'art moderne possède une fabuleuse collection qui compte notamment des oeuvres de Raoul Dufy ou de Marcel Duchamp.

Les trois hommes ont été condamnés solidairement à payer une amende de 144 millions de dollars à la Ville de Paris, propriétaire des tableaux volés.

Ils ont quitté le tribunal menottes aux poignets.

La peine la plus lourde a été infligée à Vjéran Tomic, un as de la varappe surnommé "l'homme-araignée", 49 ans: huit ans d'emprisonnement et 278 000 dollars d'amende, "sans qu'il y ait lieu d'envisager un aménagement de peine".

Le tribunal a relevé un "ancrage dans la délinquance", une "insuffisante prise de conscience des interdits légaux" chez M. Tomic qui parle de voler comme son "travail". Le procureur était même allé jusqu'à noter un "professionalisme qui frise l'excellence".

'Ils sont où les tableaux?'

Lors du procès, début février, la défense avait cherché à ramener ce casse inouï à sa "juste dimension" de vol, fût-il d'objets d'arts.

Me David Olivier Kaminski avait rappelé que son client, Vjeran Tomic, n'était qu'un "monte-en-l'air", qui avait profité d'une incroyable défaillance des systèmes de sécurité du musée, où les détecteurs de mouvement étaient en panne depuis deux mois.

Jean-Michel Corvez, un antiquaire, a été condamné à sept ans de prison et 208 000 dollars d'amende, ainsi qu'à une interdiction d'exercer le métier d'antiquaire. A aussi été ordonnée la confiscation de sa propriété.

Le tribunal a considéré qu'il était le "véritable donneur d'ordre" du vol de tableaux, mandaté par un commanditaire inconnu: un "rôle pivot" en dépit de ses tentatives pour "minimiser" sa responsabilité.

Quant à Yonathan Birn, 40 ans, un horloger qui, "tombé amoureux" de la "Femme à l'éventail" de Modigliani, avait accepté de garder les toiles avant, selon lui, de "s'en débarrasser", il s'est vu infliger six ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

Mais le tribunal a estimé qu'il ne possédait "aucun élément de certitude" que les oeuvres aient été réellement détruites.

A l'annonce de sa condamnation, M. Birn s'est écrié: "C'est une honte. J'ai rien fait de ces tableaux. Ils sont où les tableaux?" Il a brusquement enlevé son pull, laissant voir une étoile jaune avec l'inscription "juif" cousue sur sa chemise, dénonçant une redite de l'histoire.

Menacé d'être évacué par les gendarmes, il s'est finalement rassis pour écouter la fin de la lecture du délibéré.

Abonnez-vous à notre page HuffPost Québec Divertissement
Suivez-nous sur Twitter

À VOIR AUSSI:

INOLTRE SU HUFFPOST

  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami
  • Amine Hammami