NOUVELLES

La région de Québec aura son cimetière musulman

19/02/2017 05:46 EST | Actualisé 20/02/2017 05:26 EST
Radio-Canada

Les membres de la communauté musulmane de la région de Québec se sont prononcés dimanche en faveur de l'achat d'un terrain de 215 000 $ à Saint-Apollinaire pour y aménager un cimetière qui devrait voir le jour d'ici la fin de l'année.

La communauté musulmane de Québec souhaite avoir un cimetière depuis plusieurs années. L’offre d’achat a été déposée avant la fusillade du 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec.

La promesse d’achat était conditionnelle à l’approbation des membres du Centre culturel. Soixante-dix membres actifs ont participé à l’assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue de 10 h à 13 h. Il ne reste que des détails administratifs à régler.

« Toute la communauté est heureuse de ce scénario, qui devait déjà être voté en assemblée générale avant l'attentat, précise le vice-président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi. On a dû retarder cette assemblée générale en raison des funérailles de nos frères. »

Le terrain a une superficie de 120 000 pieds carrés et est zoné cimetière.

La communauté musulmane avait également envisagé la possibilité d’acheter un terrain à Québec, mais le terrain trop cher – un million de dollars – a incité la communauté à se tourner vers l’option de la rive-sud de Québec.

« La Ville de Québec voulait nous aider [avec l'acquisition sur un terrain situé sur la Rive-Nord], mais c'était une option trop chère pour la communauté », explique M. Labidi.

Il s’agit du deuxième cimetière musulman au Québec. L’autre est situé à Laval.

Sécurité renforcée à la Grande mosquée

Cette assemblée des membres de la communauté musulmane a également été l'occasion de confirmer l'agrandissement du Centre culturel islamique de Québec au cours des prochains mois.

Ces travaux permettront entre autres d'accroître le niveau de sécurité de l'établissement. L'accès à la salle de prière devra dorénavant se faire avec une puce magnétique.


VOIR AUSSI:


Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter