POLITIQUE

Faut qu'on se parle: «Va falloir qu'on bouge» (VIDÉO)

15/02/2017 12:29 EST | Actualisé 15/02/2017 12:30 EST

Si le livre dont ont accouché les membres du collectif Faut qu'on se parle envoie un message positif aux Québécois, il se veut aussi « l'écho d'une fatigue ressentie dans la plupart des échanges, une méfiance ou un scepticisme ».

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Les quelque 174 assemblées de cuisine et 10 grandes consultations publiques qu’a réalisées le collectif cet automne ont suscité près de 7000 propositions citoyennes. Le livre intitulé Ne renonçons à rien s'en veut le condensé.

Les propositions sont également rendues disponibles sous la forme d’une banque de données ouverte sur le site Web de Faut qu’on se parle.

L’ouvrage, cosigné par tous les membres du collectif, dont le militant Gabriel Nadeau-Dubois et l’économiste Jean-Martin Aussant, aborde les grands enjeux du Québec.

L’éducation est de loin le sujet dont il a été le plus question et les critiques sur l’état du système étaient dures, admettent d’emblée les auteurs. L’inquiétude serait vive chez les citoyens consultés. Ils déplorent qu’au-delà des belles paroles il y ait peu d’actions concrètes.

Le système, tel qu’il est, aurait non seulement besoin d’un réinvestissement, mais d’un changement dans sa manière de former les jeunes. La formation dispensée devrait aussi mettre en valeur la réflexion et l’esprit critique.

«En limitant de plus en plus les universités à un rôle de pourvoyeur de main-d’œuvre qualifiée, on fait tout le contraire : on incite les jeunes à s’adapter aux contraintes du marché, au lieu de se saisir librement du monde, on les convie à réduire leurs réflexions critiques à des calculs d’intérêts.» ― Extrait du livre Ne renonçons à rien

Un appel à l’action

« Québec, fallait qu’on se parle. Maintenant, va falloir qu’on bouge », écrivent les auteurs. Les neuf membres du collectif proposent huit priorités pour le Québec.

  • Revaloriser l’éducation primaire et secondaire
  • Mettre en place une politique industrielle écologique
  • Démocratiser les institutions politiques
  • Créer un nouveau modèle culturel et médiatique
  • Assumer et valoriser la diversité
  • Réaliser la réconciliation avec les Premières Nations
  • Améliorer la couverture publique et l’accès aux soins
  • Faciliter la vie de famille

Le projet Faut qu’on se parle n’aboutira pas à un parti politique ni à toute autre forme d’organisation. Le collectif souhaite davantage stimuler le débat public afin de remettre le Québec sur la voie du progrès social.

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