BIEN-ÊTRE

Se réveiller la nuit pour suivre les médias sociaux

17/01/2017 03:38 EST | Actualisé 17/01/2017 03:41 EST
kizilkayaphotos via Getty Images
Woman using her phone under blanket in bed at night.

Un jeune sur cinq se réveille régulièrement durant la nuit pour prendre ou envoyer des messages sur les réseaux sociaux, révèle une étude menée au Royaume-Uni. Or, cette activité nocturne est loin d'être idéale, pense la Pre Sally Power du Wales Institute for Social & Economic Research, Data & Methods (WISERD).

Un texte d'Alain Labelle

Les travaux menés par son équipe montrent que cette pratique rend les adolescents trois fois plus susceptibles de se sentir constamment fatigués à l'école que leurs camarades qui ne se connectent pas durant la nuit. Cette activité nuit aussi à leur bonheur et à leur bien-être.

Pour en arriver à ce constat, l’équipe de recherche a demandé à 900 étudiants de 12 à 15 ans de répondre à un questionnaire sur leurs habitudes nocturnes.

Ces derniers devaient dire à quelle heure ils se couchent et se réveillent et combien de fois ils s'éveillent la nuit. Ils devaient aussi répondre à des questions concernant leur appréciation de différents aspects de leur vie, comme l’école, l’amitié et leur apparence physique.

Les résultats

Dans un cas sur cinq, les adolescents affirment se brancher «presque tout le temps» sur Internet durant la nuit, les filles étant plus susceptibles de le faire que les garçons.

Ceux qui se réveillent pour utiliser les médias sociaux presque tous les soirs ou qui ne se réveillent pas à une heure régulière le matin étaient environ trois fois plus susceptibles de dire qu'ils étaient constamment fatigués à l'école par rapport à leurs pairs qui ne se connectent jamais la nuit ou qui se réveillent à la même heure tous les jours.

En outre, les élèves qui se disaient toujours fatigués à l'école étaient, en moyenne, nettement moins heureux que les autres jeunes.

«Nos recherches montrent qu'un petit nombre d'enfants et de jeunes se rendent souvent à l'école en se sentant fatigués, et ce sont ces mêmes jeunes qui ont aussi le plus faible niveau de bien-être.» - Pre Sally Power

«L'utilisation des médias sociaux semble envahir le 'sanctuaire' de la chambre à coucher», ajoute la Pre Sally Power.

Ces résultats soutiennent les préoccupations croissantes concernant l'utilisation nocturne des médias sociaux par les jeunes. Toutefois, en raison des nombreuses explications possibles de la fatigue à l'école, d’autres études seront nécessaires pour cerner les causes sociales et les conséquences de la privation de sommeil chez les jeunes d'aujourd'hui.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Youth Studies.

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