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Petra Laszlo, la journaliste hongroise qui avait fait trébucher des migrants, est condamnée

13/01/2017 06:32 EST | Actualisé 13/01/2017 09:48 EST

Une journaliste de la télévision hongroise qui avait fait trébucher et frappé des migrants fuyant la police en 2015, des images qui avaient fait le tour du monde, a été reconnue coupable de vandalisme et condamnée.

Un juge de Szeged, dans le sud du pays, a estimé que le comportement de cette vidéaste, Petra Laszlo, suscitait "l'indignation et la colère" et a rejeté l'argumentation de l'avocat de la journaliste selon laquelle elle cherchait à se protéger.

Le juge l'a condamnée à une mise à l'épreuve, soit une période probation, de trois ans.

Sur des images de télévision, on peut voir Petra Laszlo essayant de faire trébucher un homme courant un enfant dans les bras et donnant un coup de pied à un autre enfant en train de s'enfuir près de la ville de Roszke, à proximité de la frontière avec la Serbie.

  • Marko Djurica / Reuters
  • Marko Djurica / Reuters
  • Marko Djurica / Reuters
  • Marko Djurica / Reuters

Il est apparu ensuite que la vidéaste, qui a été licenciée pour son attitude, travaillait pour N1TV, une chaîne de télévision sur internet proche du parti d'extrême droite ultra-nationaliste hongrois Jobbik.

L'incident incriminé s'était produit le 8 septembre 2015, alors que des centaines de migrants avaient forcé un cordon policier près de la frontière serbe.

"J'ai vu des centaines de personnes courant dans ma direction, c'était véritablement assez effrayant", a-t-elle expliqué.

Dans une liaison vidéo depuis un tribunal de Budapest, Petra Laszlo a expliqué qu'elle avait reçu des menaces de mort depuis cette affaire.

Parfois en larmes, elle a également estimé être victime d'une "campagne de haine" et que sa vie "avait chaviré" après cet incident qu'elle "regrettait terriblement".

Tant le procureur, qui réclamait une amende sévère, que la défense de la journaliste, qui demandait l'acquittement, ont indiqué qu'ils feraient appel du verdict en première instance.

En 2015, des milliers de migrants entraient chaque jour en Hongrie, pays d'accès à la zone de Schengen, au plus fort de la crise migratoire.

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