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L'ex-actrice porno La Cicciolina réclame 70 millions d'euros à Google

13/01/2017 12:36 EST | Actualisé 13/01/2017 12:37 EST
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FRANCE - FEBRUARY 17: La cicciolina in Paris, France on February 17, 1993. (Photo by Alain BENAINOUS/Gamma-Rapho via Getty Images)

"Le cheval, le cheval, le cheval c'est génial", vantait la Fédération française d'équitation. Pour Ilona Staller, plus connue sous son nom d'actrice porno "La Cicciolina", son association avec un cheval fut, en revanche, un calvaire qui "la condamna à la damnation virtuelle éternelle" comme elle l'avoue au quotidien Il Fatto Quotidiano dans une interview. Voilà pourquoi, aujourd'hui, l'ex-femme de Jeff Koons poursuit Google en justice.

L'histoire remonte aux années 1980. En 1986, La Cicciolina tourne dans un film porno dirigé par son amant et directeur Ricardo Schicchi intitulé "Cicciolina Number One". Le film acquiert une certaine notoriété et dans l'une des scènes, on peut voir des acteurs effectuer une scène autour d'animaux (un chien et un cheval). L'une des actrices y pratique également une scène zoophile avec un cheval.

Une légende est née. Même si La Cicciolina a toujours démenti être l'actrice pratiquant la scène zoophile! Celle qui se déclare pacifiste et en faveur de la cause animale dit détester la zoophilie. "Je trouve cela révulsant. C'est abominable", explique-t-elle à Il Fatto Quotidiano.

cicciolina

Mais sur le moteur de recherche Google, quand "La Cicciolina" est tapée, il n'est pas difficile de trouver des liens indiquant "un rapport sexuel entre une ex-pornstar d'origine hongroise et un cheval" ou encore "la mythique vidéo de Cicciolina avec un cheval".

Dans une interview datant de 1987, Thierry Ardisson ose d'ailleurs lui parler zoophilie. L'icône porno des années 80 et star de téléréalité italienne s'en amuse, mais 20 ans plus tard, cette réputation ne lui convient plus.

"C'est un cauchemar sans fin"

La Ciocciolina annonce au quotidien italien qu'elle intente un procès à Google. Elle réclame à l'entreprise 70 millions d'euros. "Il y a des gens infâmes qui gagnent de l'argent avec cette farce pour quelques milliers de clics en plus. Ils devraient avoir honte. Être jetés en prison. C'est un cauchemar sans fin. Maintenant, ça suffit, les coupables doivent payer." Rapporte-t-elle à Il Fatto Quotidiano.

Selon Luca Di Carlo, son avocat, Google a d'ores et déjà répondu qu'une enquête serait diligentée avant l'éventuelle suppression de ces suggestions.

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