POLITIQUE

Chefferie du Parti conservateur: Andrew Scheer obtient l'appui de quatre députés du Québec

12/01/2017 10:27 EST | Actualisé 12/01/2017 12:54 EST

OTTAWA – Après s’être laissés désirer pendant plusieurs mois, quatre députés conservateurs du Québec se rallient à la candidature d’Andrew Scheer pour la direction du Parti conservateur du Canada.

Les députés Luc Berthold, Alain Rayes, Pierre Paul-Hus et Sylvie Boucher en ont fait l’annonce lors d’une conférence de presse aux côtés du candidat à Québec, quelques jours avant le débat en français qui aura lieu dans la ville.

andrew scheer

Ils disent avoir constaté que Scheer est un « vrai leader » après l’avoir côtoyé dans les 14 derniers mois et saluent sa rigueur et son ardeur au travail.

« Ses qualités professionnelles et personnelles comme son sens de la famille, son dynamisme et son côté rassembleur feront de lui non seulement un excellent chef, mais également un premier ministre qui saura mériter le respect de tous les Canadiennes et Canadiens », ont-ils fait valoir dans une déclaration conjointe.

Grâce à ces nouveaux appuis, Scheer a maintenant 23 députés conservateurs fédéraux qui soutiennent sa candidature dans toutes les provinces où le parti a fait élire des députés.

« L’appui de quatre députés du Québec est un signal très fort que mon message résonne partout au pays. Le Québec est la seule province où nous avons fait des gains lors de la dernière élection et nous devons poursuivre sur cette lancée », a-t-il fait valoir dans un communiqué de presse.

Immersion en français

Scheer était dans la région de Québec cette semaine pour suivre des cours d’immersion en français, tout comme ses adversaires Lisa Raitt et Kellie Leitch, afin de se préparer pour le prochain débat en français seulement.

Cet évènement risque d’être un point tournant dans la course, alors que les candidats devront démontrer qu’ils peuvent comprendre et répondre à des questions en français.

Tous les députés conservateurs du Québec consultés par le Huffington Post Québec ont indiqué que le bilinguisme était une condition sine qua non pour le prochain chef de leur parti. Ils estiment que le successeur de Rona Ambrose devra être capable de débattre contre le premier ministre Justin Trudeau en 2019.

Scheer, un élu de la Saskatchewan, a grandi à Ottawa et a donc appris le français très jeune. Mais il est encore un peu rouillé, de son propre aveu. Cela ne l’a pas empêché de discuter avec ses collègues et des citoyens dans les derniers jours à Québec.

Élu pour la première fois en 2004, il est devenu le plus jeune président de la Chambre des communes en 2011, fonction qu’il a occupée tout au long du mandat majoritaire de son parti, jusqu’en 2015.