NOUVELLES

Les souris aussi ont faim quand elles boivent de l'alcool, et on sait pourquoi

11/01/2017 10:30 EST | Actualisé 11/01/2017 10:37 EST
Choreograph via Getty Images
a hungry girl opens the fridge

Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi on a faim quand on boit de l'alcool, vous n'êtes pas le seul. Ce comportement intrigue également les scientifiques, car l'alcool est une substance très calorifique. Il n'est donc pas vraiment logique que l'on cherche à manger quand on boit.

Et justement, une nouvelle étude, publiée ce mardi 10 janvier dans Nature, vient donner une explication à ce phénomène, chez les souris tout du moins. L'alcool activerait des cellules bien spécifiques de leur cerveau, qui indiquent à l'estomac qu'il est temps de manger, selon Scientific American.

Celles-ci sont appelées neurones AgRP et se situent dans l'hypothalamus. On sait que quand elles sont activées chez les souris, celles-ci vont directement chercher de la nourriture. Ces cellules jouent un rôle similaire chez l'homme.

Les chercheurs ont donc voulu voir si l'alcool pouvait activer ces neurones AgRP. Ils ont dans un premier temps injecté de l'alcool à des souris tous les jours pendant trois jours. C'est comme si un humain buvait deux bouteilles par jour pendant trois jours, soit un "week-end bien arrosé". Comme prévu, les souris alcoolisées ont bien plus mangé que celles restées sobres.

Tranches de cerveau

Pour comprendre ce qu'il se passait, les scientifiques ont ensuite découpé le cerveau des souris en très fines tranches et ont fait en sorte que les fameux neurones AgRP luisent en vert quand ils étaient activés. Ils ont également vérifié l'activité électrique de ces cellules, puis les ont plongées dans des solutions d'alcool plus ou moins concentré.

Résultat: plus il y avait d'alcool, plus les cellules s'activaient. À l'inverse, quand l'alcool disparaissait, les cellules redevenaient normales. Cela semble donc prouver que c'est via ces fameux neurones que l'alcool donne envie de manger. Aux souris, tout du moins.

Les chercheurs précisent au magazine être sûrs que les neurones AgRP sont également activés chez l'homme dans des conditions similaires. Mais cela reste difficile à prouver, sauf à couper un cerveau humain en tranches. Si les experts indépendants interrogés par Scientific American trouvent l'étude intéressante, ils rappellent également que chez l'homme, les facteurs sociaux et environnementaux peuvent avoir une énorme influence.

Voir aussi :

INOLTRE SU HUFFPOST

Les meilleurs aliments pour se remettre d’un lendemain de veille