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La Colombie-Britannique approuve l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain

11/01/2017 09:05 EST | Actualisé 11/01/2017 09:05 EST
La Presse canadienne

La Colombie-Britannique a donné son feu vert, mercredi, au projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain.

Le gouvernement fédéral avait déjà approuvé le projet de Kinder Morgan _ d'une valeur estimée à 6,5 milliards $ _ à la fin de 2016 après que l'Office national de l'énergie (ONÉ) eut donné son accord conditionnel au respect de 157 conditions.

Le mois dernier, la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, avait déclaré que les cinq conditions fixées par son gouvernement pour qu'il donne son aval au projet étaient presque remplies. Peu après avoir annoncé l'approbation de Trans Mountain par son gouvernement, mercredi, Mme Clark a indiqué que ces cinq critères étaient respectés.

Elle avait indiqué, le mois passé, que la province travaillait de pair avec Ottawa notamment sur la question d'un plan d'intervention en cas de déversement. Les deux gouvernements se préparaient par ailleurs à négocier avec Kinder Morgan sur les bénéfices économiques que percevra la Colombie-Britannique en échange des risques qu'elle encourt avec l'éventuel accroissement du trafic pétrolier dans ses eaux.

L'expansion de Trans Mountain vise à tripler la capacité de l'oléoduc actuel, qui relie une localité située près d'Edmonton à Burnaby, en Colombie-Britannique.

La ministre de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Mary Polak, et le ministre responsable du développement du gaz naturel, Rich Coleman, ont reconnu qu'il revenait d'abord à l'ONÉ de prendre les décisions relatives au développement du projet, à sa construction et à l'entrée en service du nouveau tronçon de l'oléoduc en toute sécurité.

En approuvant l'expansion de Trans Mountain, la Colombie-Britannique met également de l'avant le respect de 37 conditions qui se retrouvent en tête des exigences de l'ONÉ. Parmi celles-ci figurent la consultation des groupes autochtones, un plan de protection des espèces menacées et la mise en place d'une stratégie de surveillance des effets de l'oléoduc sur les grizzlis.

Le gouvernement provincial demande également à ce que des recherches soient menées sur l'intervention et les processus de nettoyage en cas d'important déversement de pétrole dans des environnements marins et dans des réserves d'eau douce. On souhaite ainsi que les intervenants disposent des meilleurs renseignements en la matière.

La Colombie-Britannique devait rendre sa décision sur Trans Mountain avant la fin du mois après un jugement du plus haut tribunal de la province qui décrétait que les autorités provinciales devaient mener leur propre évaluation environnementale plutôt que de s'en remettre totalement au processus de l'ONÉ.


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