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Pour John McCain, les cyberattaques russes sont «un acte de guerre»

04/01/2017 05:51 EST | Actualisé 04/01/2017 05:51 EST
PEDRO PARDO via Getty Images
US Republican Senator for Arizona John McCain delivers a message to the media at the Benjamin Franklin library at the US embassy in Mexico City on December 20, 2016. / AFP / PEDRO PARDO (Photo credit should read PEDRO PARDO/AFP/Getty Images)

Le sénateur républicain John McCain, bête noire de Moscou, a qualifié mercredi d'acte de guerre les opérations de piratage politique attribuées par le renseignement américain à la Russie.

"C'est un acte de guerre", a dit John McCain, faucon conservateur qui qualifie fréquemment Vladimir Poutine de "voyou" et d'"assassin". M. McCain a d'ailleurs été sanctionné par Moscou en 2014 en représailles à des sanctions américaines.

"Quand on tente de détruire les fondements de la démocratie, alors on détruit un pays", a poursuivi le sénateur de 80 ans.

Il a nuancé le qualificatif, soulignant qu'il existait des "degrés" dans les actes de guerre.

"Je ne dis pas qu'il s'agit d'une attaque atomique. Je dis seulement que lorsqu'on attaque la structure fondamentale d'un pays, ce qu'ils font, alors c'est un acte de guerre", a-t-il expliqué.

Donald Trump doute à haute voix de cette conclusion officielle, mais Washington accuse la Russie d'avoir fomenté le piratage de la messagerie de plusieurs responsables du parti démocrate ainsi que de celle de John Podesta, un proche d'Hillary Clinton; les milliers de messages dérobés ont ensuite été diffusés en ligne, notamment sur le site WikiLeaks dans le dernier mois avant l'élection présidentielle américaine du 8 novembre (Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a nié que les Russes aient été sa source).

Le flot constant de messages privés, abondamment repris dans la presse, a placé Hillary Clinton dans l'embarras, brouillant son message en levant un coin de voile sur les calculs politiques internes.

John McCain organise jeudi une grande audition au Sénat avec de hauts responsables du renseignement américain sur ce sujet des cyberattaques.


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