NOUVELLES

Uber défie la Californie en laissant ses voitures autonomes sur les routes

16/12/2016 08:59 EST | Actualisé 16/12/2016 08:59 EST
AFP via Getty Images
Pilot models of the Uber self-driving car is displayed at the Uber Advanced Technologies Center on September 13, 2016 in Pittsburgh, Pennsylvania. Uber launched a groundbreaking driverless car service, stealing ahead of Detroit auto giants and Silicon Valley rivals with technology that could revolutionize transportation. / AFP / Angelo Merendino (Photo credit should read ANGELO MERENDINO/AFP/Getty Images)

Le groupe Uber a indiqué vendredi avoir l'intention de laisser ses voitures autonomes circuler dans San Francisco, refusant ainsi d'obtempérer à la requête des autorités californiennes qui ont prévenu jeudi que leur présence dans les rues était illégale.

"Avec tout notre respect, nous sommes en désaccord avec l'interprétation du Département des véhicules à moteur (DMV) de Californie de la régulation de l'autonomie, en particulier sur le fait qu'Uber a besoin d'une autorisation pour opérer à San Francisco", a déclaré Anthony Levandowski, vice-président du groupe, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"Bien que ces (voitures autonomes) soient considérées aujourd'hui comme le nec plus ultra, elles ont toujours besoin d'être supervisées par un opérateur en permanence", a-t-il relevé.

M. Levandowski a souligné qu'à l'instar des voitures du constructeur américain Tesla équipées d'un système d'assistance à la conduite Autopilot, la personne se trouvant à bord des voitures autonomes d'Uber a la possibilité d'en reprendre les commandes à tout moment.

LIRE AUSSI:

» Uber: une voiture autonome brûle un feu rouge

Dans un courrier adressé à Uber, un responsable du DMV californien a prévenu jeudi qu'il était "illégal pour l'entreprise de faire rouler des véhicules sans chauffeur sur des routes publiques tant qu'elle n'a pas reçu le permis" adéquat.

"Si Uber ne confirme pas immédiatement qu'il cessera son expérience et qu'il demandera un permis, le DMV engagera des actions judiciaires", a écrit Brian Soublet.

Ce rappel à l'ordre est intervenu au lendemain du lancement d'une nouvelle phase de test, cette fois à San Francisco après Pittsburgh mi-septembre.

Anthony Levandowski a affirmé qu'Uber n'avait pas l'intention de demander d'autorisation auprès de l'Etat de Californie, et comptait bien continuer à prendre en charge des clients à San Francisco malgré la menace de poursuites brandie par le DMV californien.

Selon lui, il s'agit d'une "importante question de principes" portant sur "l'application inégale de la réglementation dans l'Etat".

Le vice-président d'Uber a précisé que des "conversations franches" étaient en cours avec les régulateurs, avec l'espoir de les convaincre que les voitures autonomes du groupe ne sont pas différentes de celles de Tesla.

"Nous avons une personne assise dans le siège du conducteur, et il y a aussi une personne juste à côté pour surveiller le système et vérifier que tout se passe bien", a-t-il relevé. "Elles sont en mesure de prendre le contrôle du véhicule à tout moment."

Voir aussi:


Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter