DIVERTISSEMENT

Bilan festif pour «Les Dieux de la danse» (PHOTOS)

15/12/2016 11:44 EST | Actualisé 15/12/2016 11:46 EST
Courtoisie Attraction Images - Radio-Canada

C’a été l’une des surprises de l’automne sur la planète télé. Alors qu’on s’attendait à ce que les petits cuistots de La Relève, à TVA, envoient leurs adversaires des Dieux de la danse au tapis en moins de temps qu’il n’en faut pour concocter un mi-cuit au chocolat, rayon cotes d’écoute, il n’a plutôt fallu que quelques «steppettes» aux danseurs d’un soir de Radio-Canada et à leur animateur, Jean-Philippe Wauthier, pour triompher sur leurs jeunes compétiteurs.

Une moyenne confirmée de 820 000 téléspectateurs était en effet au rendez-vous chaque semaine de cette deuxième saison des Dieux de la danse pour apprécier les talents et les prouesses d’une nouvelle cuvée de participants, alors que le nombre d’abonnés à La Relève a rarement dépassé une moyenne de 400 000, ce qui s’avère néanmoins dommage, compte tenu de la qualité de la production.

Bilan festif pour «Les Dieux de la danse»


Ce succès, en plus de déjouer les pronostics, a évidemment réjoui l’équipe du mini-spectacle de variétés hebdomadaire qu’est Les Dieux de la danse, toujours rehaussé par les commentaires des juges Chantal Lamarre, Serge Denoncourt et Nico Archambault. On ignore encore si nos Dieux valseront, rockeront ou rapperont dans un troisième tour de piste l’an prochain, Radio-Canada n’étant pas encore en mesure de confirmer le retour de l’émission. Mais disons que ça sent très bon, presqu’aussi bon qu’une appétissante assiette mitonnée par les mini prodiges de La Relève.

«Moi, j’avais confiance, signale Martin Métivier, producteur chez Attraction Images. Il faut faire confiance à notre public. Il peut toujours y avoir des contre-offres ; il y a parfois des séquences de matchs de hockey qui font un million de cotes d’écoute. Mais je pense que les gens aiment la proposition de la danse.»

«Le public aime les juges, la recette est là. Je ne suis pas surpris, mais je suis heureux. Les Dieux de la danse, c’est une formule que les gens aiment et avaient envie de retrouver. Et ce, même si on recommençait à zéro avec de nouveaux participants. C’est très touchant», ajoute Martin Métivier.

«Visiblement, on est installés, observe de son côté Jean-Philippe Wauthier.Le monde nous écoute. Je ne l’aurais pas cru à la première saison, mais on a vraiment scoré; j’étais très content. Pour la deuxième, on se disait qu’on allait se faire ramasser par La Relève, mais pas du tout. On se croise les doigts pour que ça continue comme ça!»

«Je suis content de faire cette émission, même si les gars de La soirée est (encore) jeune ont ri de moi en masse, continue Wauthier. Ils ont raison, mais ça m’a été utile, et c’est le fun à faire. Si c’était plate, ce serait autre chose. Lors du dernier tournage, j’étais malade, mais c’était quand même fabuleux.»

Partenaire idéal(e)

Étrangement, si, lorsqu’on leur demande leurs impressions concernant leur expérience aux Dieux de la danse, la plupart des artistes ont le rouge qui leur monte aux joues et jurent n’avoir fait que leur possible sans espérer de résultats, il semble qu’il ne soit pas difficile de recruter des braves gens qui oseront se costumer et tournoyer pour les besoins de la caméra. Souvent, les personnalités sont contactées et invitées à sélectionner un(e) collègue - et souvent ami(e) – avec qui elles aimeraient se trémousser aux Dieux de la danse.

«Cette saison, la majorité des couples ont été décidés par eux-mêmes, détaille Martin Métivier. C’était essentiel, parce que c’est plus facile d’embarquer dans une aventure comme celle-là, dans les longues heures de répétitions, avec quelqu’un en qui a on a confiance, qu’on connaît. Certains souhaitaient danser avec une personne en particulier, mais ce n’était pas possible en raison de conflits d’horaires. On a nous-mêmes proposé des couples, mais beaucoup moins que la saison précédente.»

«Par exemple, pour le duo gagnant, Louis-Philippe Dandenault et Marie Turgeon, on a appelé Marie, et elle-même a demandé à Louis-Philippe de se joindre à elle. Ils se connaissent depuis 16 ans, tous les deux. Herby Moreau et Andrée Watters avaient envie de travailler ensemble et avaient parlé de danser aux Dieux de la danse au Gala de l’ADISQ. Il y a toutes sortes d’histoires, chaque couple a la sienne.»

Le tandem Sophie Nélisse et Maxime Gibeault, Sophie Cadieux et Léane Labrèche-Dor ont été les seuls candidats à prendre part aux deux éditions des Dieux de la danse. Remarqués par plusieurs grâce à leur performance émouvante en 2015, Sophie Nélisse et Maxime Gibeault n’avaient pu traverser toutes les étapes du tournoi des Dieux de la danse, la première fois, en raison d’un engagement de Sophie sur un plateau de film américain. On leur a donc offert une opportunité de reprendre là où ils avaient dû laisser.

Quant à Léane Labrèche-Dor, elle a été la partenaire de Mickaël Gouin après que celui-ci eut dû remplacer au pied levé Jean-Thomas Jobin, qui s’était blessé. Sophie Cadieux, elle, a pris le relai d’Émilie Bibeau, qui s’était fracturé la cuisse et a elle aussi été forcée d’abandonner le concours.

Happening final

Ce soir, jeudi 15 décembre, le deuxième volet des Dieux de la danse s’achèvera avec un grand happening, Le party des Dieux de la danse. S’y retrouveront plusieurs des vedettes ayant joué le jeu dans les dernières semaines, dans des chorégraphies inédites et originales. On se remémorera quelques bons moments en compagnie des juges et de la grand-maman de Jean-Philippe Wauthier. Et les couples gagnants des deux saisons, soit Joannie Rochette et Jonas pour l’an un, et Marie Turgeon et Louis-Philippe Dandenault pour l’an deux, étaleront une fois de plus leur savoir-faire.

«On célèbre la saison, on revoit nos artistes et on crée des numéros spéciaux avec eux, expose Martin Métivier. On a beaucoup de numéros de groupe. Les gars vont affronter les filles, entre autres, et il y aura des clins d’œil à la relève de la danse. L’an dernier, on avait fait une émission spéciale de Noël, alors que, cette année, c’est simplement une célébration, une fête. Ça nous permettait de créer des numéros spéciaux.»

Pour ceux qui auraient raté une ou plusieurs tranches de la compétition, Les Dieux de la danse est disponible en intégralité sur Tou.tv et sur Illico. Le party des Dieux de la danse est diffusé ce jeudi, à 20h, à Radio-Canada.

À VOIR AUSSI: