POLITIQUE

Peuples autochtones: Trudeau veut éviter les «chicanes constitutionnelles» (VIDÉO)

13/12/2016 05:48 EST | Actualisé 13/12/2016 05:50 EST

OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau n’a pas l’intention de modifier la constitution pour mieux définir la place des peuples autochtones au sein de la fédération canadienne.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, l’avait interpellé à ce sujet, vendredi dernier, après avoir été invité à la rencontre des premiers ministres avec le vice-président américain Joe Biden, mais exclu de la rencontre fédérale-provinciale sur les changements climatiques.

« Je suis très content de cet équilibre qu'on a pu établir où les chefs autochtones, les représentants autochtones sont présents pour une partie de la discussion et sont impliqués dans les prises de décisions », a déclaré le premier ministre.

« Mais on reconnaît en même temps que des rencontres avec les premiers ministres dans le cadre formel comme on a eu doivent continuer avec le premier ministre du Canada et ses 13 homologues. »

Le premier ministre a poursuivi en disant que son gouvernement était occupé à créer de la croissance économique pour la classe moyenne, à protéger l’environnement, à redéfinir la place du Canada dans le monde, mais aussi à établir un « renouveau » avec les peuples autochtones.

« Ce sont des choses qui prennent énormément d'énergie et d'attention et on est concentrés là-dessus, pas sur des chicanes constitutionnelles », a-t-il tranché.

L’article 35 de la constitution reconnaît les droits ancestraux des peuples autochtones, mais les chefs des Premières Nations, des Métis et des Inuits ne sont pas reconnus comme des ordres du gouvernement.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est dit ouvert à soutenir la demande du chef Perry Bellegarde. Mais il a indiqué que le Québec « ne participera pas à une conférence constitutionnelle à moins que la question de la nation québécoise soit également discutée ».