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Luminothérapie s'inspire des contes pour enfants!

08/12/2016 11:23 EST | Actualisé 08/12/2016 11:23 EST
Ulysse Lemerise

Alors que les installations qui ont fait courir les foules sur la place des Festivals au cours des dernières années sont en train de parcourir le monde, le Partenariat du Quartier des spectacles inaugure aujourd’hui un nouveau concept de Luminothérapie, composé de 13 zootropes géants dans lesquels sont projetées des images de contes pour enfants.

Qu’il fasse tempête ou qu’un nouveau vortex polaire s’abatte sur le Québec, les visiteurs pourront se réchauffer dans l’un des cylindres géants, en activant un mécanisme qui fera défiler des images de contes.

«On s’est inspiré de vieilles machines de cinéma, des zootropes, qui permettent aux gens de regarder des images à travers une fente, en tournant une manivelle. On a eu envie de créer une version géante du jouet optique, une roue de huit pieds de haut et de deux mètres de diamètre», explique Olivier Girouard, qui a conçu l’installation rétrofuturiste avec Jonathan Villeneuve et Ottoblix, en collaboration avec Jérôme Roy, Thomas Ouellet Fredericks et Générique Design.

Assis ou debout, actifs de la manivelle ou contemplatifs, les visiteurs verront s’animer de brèves histoires en boucles de deux secondes: un loup qui souffle sur la maison des trois petits cochons, un crapaud qui devient prince, un Chaperon rouge qui se fait manger, etc.

Une façon d’émerveiller petits et grands. «Ce sont des contes traditionnels écrits d’abord pour les jeunes, mais on a tous déjà été enfants. Chacun va y trouver quelque chose. En plus, on a détourné certains contes pour s’amuser…», précise le concepteur.

Bien sûr, qui dit Luminothérapie dit ambiance sonore. Les dessins animés géants, visibles de l’intérieur comme de l’extérieur des cylindres, seront accompagnés de sons d’une boîte à musique installée au centre de chaque zootrope.

«Chaque roue peut jouer deux notes qui sonnent comme celles d’un instrument rustique», dit M. Girouard. L’aspect musicalement vieillot servira de rappel aux images en noir et blanc, teintées d’un effet stroboscopique, qui évoqueront les débuts de l’ère du cinéma.

luminothérapie

Une réponse à l’hiver montréalais

Année après année, les installations de Luminothérapie émerveillent, peu importe la température, selon la directrice de la programmation du Partenariat du Quartier des spectacles, Pascale Daigle.

«Étonnamment, on voit beaucoup de gens se déplacer même quand il fait moins trente degrés! Les Montréalais sont habitués d’avoir froid. Et quand il neige, la place des Festivals devient absolument féérique! Cette année, le concept permet de bouger, pas juste d’être debout à geler.»

Ayant comme objectif d’embellir Montréal et de réconcilier la population avec les joies hivernales, Luminothérapie gagne en popularité, tant du côté du public que des créateurs.

«Cette année, 28 projets ont été déposés. Certains d’entre eux étaient proposés par des équipes multidisciplinaires, menées par des architectes ou des artistes visuels. C’est la preuve qu’on possède un bassin de concepteurs en art public vraiment intéressant. Montréal est un joueur important dans le domaine à travers le monde», explique-t-elle.

Pas surprenant que les concepts passés de Luminothérapie sont en demande un peu partout. Présentées à Londres en octobre, les bascules lumineuses de l’année dernière (Impulsion) sont actuellement à Bruxelles et Lugano. Les 50 prismes colorés de Prismatica éblouiront les populations d’Ottawa et de Washington jusqu’au début janvier, alors que le concept Entre les rangs est actuellement en banlieue de Paris.

Luminothérapie, du 8 décembre 2016 au 29 janvier 2017. Toutes les informations ici.

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