POLITIQUE

Le vice-président américain Joe Biden en visite officielle à Ottawa

08/12/2016 09:15 EST | Actualisé 08/12/2016 09:15 EST
TT News Agency / Reuters
U.S. Vice President Joe Biden gestures during a news conference at the Swedish government offices, Rosenbad in Stockholm, Sweden, August 25, 2016. REUTERS/Anders Wiklund/TT News Agency ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. THIS PICTURE IS DISTRIBUTED EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS. SWEDEN OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN SWEDEN. NO COMMERCIAL SALES.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, soutient que la visite au Canada du vice-président américain sortant, Joe Biden, s'inscrit dans la transition en cours à la Maison-Blanche.

Tandis que Joe Biden devait atterrir à Ottawa jeudi, le ministre Stéphane Dion a réitéré son intention d'inviter Donald Trump à se joindre au Canada dans la lutte contre les changements climatiques.

La visite officielle de Joe Biden n'entre pas en contradiction avec cet objectif aux yeux du ministre. Au contraire, elle permettra au Canada de jeter un pont entre les gouvernements de MM. Obama et Trump, maintient-il.

Joe Biden sera de passage en sol canadien pour deux jours, alors qu'il doit prononcer vendredi une allocution devant des leaders autochtones et les premiers ministres des provinces et territoires, réunis à l'invitation de Justin Trudeau pour discuter d'environnement.

Mais certains observateurs se demandent bien ce que viendra dire dans la capitale canadienne un vice-président démocrate, à quelques semaines de l'assermentation d'un président républicain.

Le chef régional de l'Assemblée des Premières Nations (APN) pour l'Ontario estime que cette visite est dérisoire. Le chef Isadore Day, qui cogère les questions environnementales pour l'APN, souligne que la participation de M. Biden au sommet de vendredi sera sans conséquence puisqu'il s'apprête à quitter son poste.

Les États-Unis et le Canada ont développé une solide alliance en matière de climat au cours de la dernière année. Justin Trudeau s'était par ailleurs attiré les louanges de Barack Obama pour son rôle dans la négociation de l'accord de Paris, l'an dernier.

Un canular, selon Donald Trump

Le futur 45e président des États-Unis estime quant à lui que le réchauffement planétaire n'est qu'un canular. Donald Trump s'est même engagé à retirer les États-Unis de l'accord de Paris. Deux jours avant sa victoire électorale, il avait écrit sur Twitter que le réchauffement planétaire avait été "inventé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier des États-Unis non compétitif".

Alors qu'il constitue son cabinet, le président désigné a placé un climatosceptique à la tête de l'agence de protection environnementale (EPA).

Le ministre Dion dit qu'il compte faire appel à des arguments économiques pour accrocher le milliardaire qui s'apprête à entrer à la Maison-Blanche.

"Nous soulignerons à quel point l'environnement et l'économie vont maintenant de pair, a-t-il précisé. Nous devons penser aux emplois quand nous luttons contre les changements climatiques."

"Nous avons beaucoup d'énergie à vendre (...) à nos amis américains, et nous allons mettre au clair que c'est la voie à suivre", a-t-il ajouté, en entrevue avec La Presse canadienne à partir de la ville de Hambourg, en Allemagne.

La porte-parole du premier ministre Justin Trudeau, Kate Purchase, affirme qu'aucune annonce ne sera faite dans le cadre de la rencontre entre MM. Biden et Trudeau.

L'ambassadeur des États-Unis Bruce Heyman a déjà indiqué qu'ils discuteront de l'"amitié profonde" qui unit les deux pays.


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