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Démissionner par message texte devient une réalité de plus en plus courante

25/11/2016 10:19 EST | Actualisé 25/11/2016 10:19 EST
Jupiterimages via Getty Images
Smiling businesswoman texting

Démissionner par messages textes devient une réalité de plus en plus courante. Cette pratique déconcerte les employeurs de Val-d'Or qui vivent cette situation.

La propriétaire du Balthazar Café de Val-d'Or, Isabelle Boutin, affirme devoir composer avec des employés qui démissionnent par textos. « Le soir même ils nous envoient un petit texte… "Salut, je ne me sens plus bien au travail, je démissionne" et on n'a plus jamais de nouvelles », dit-elle. Elle s'interroge sur cette incapacité de ces employés à agir en « face à face ».

« C'est la facilité. Ils n'ont pas à confronter l'employeur, ils n'ont pas à donner de raisons et on n’a pas les moyens de dire, "bien voyons, tu ne peux pas faire ça"! Ce que je fais, c'est que le dernier chèque de paye, ils doivent venir le récupérer en mains propres. Au moins je peux avoir un dernier contact avec eux, et leur demander "pourquoi, pourquoi tu n'es pas venu me voir"? », explique-t-elle.

La gérante de la boutique Mode Le Grenier, Dalida Veillette, vit ce même genre de situation. Maintenant, lors de l'embauche, elle avertit clairement ses employés de tout simplement ne pas lui envoyer de textos.

«C'est premièrement choquant, et deuxièmement, c'est décevant parce que tu ne t'attends pas à ça. Tu ne t'attends pas à recevoir des textos pour recevoir une démission ou pour te faire dire, "je ne rentre pas aujourd'hui.»- Dalida Veillette

Démissionner par messages textes devient une réalité de plus en plus courante. Cette pratique déconcerte les employeurs de Val-d'Or qui vivent cette situation.

La propriétaire du Balthazar Café de Val-d'Or, Isabelle Boutin, affirme devoir composer avec des employés qui démissionnent par textos. « Le soir même ils nous envoient un petit texte… "Salut, je ne me sens plus bien au travail, je démissionne" et on n'a plus jamais de nouvelles », dit-elle. Elle s'interroge sur cette incapacité de ces employés à agir en « face à face ».

« C'est la facilité. Ils n'ont pas à confronter l'employeur, ils n'ont pas à donner de raisons et on n’a pas les moyens de dire, "bien voyons, tu ne peux pas faire ça"! Ce que je fais, c'est que le dernier chèque de paye, ils doivent venir le récupérer en mains propres. Au moins je peux avoir un dernier contact avec eux, et leur demander "pourquoi, pourquoi tu n'es pas venu me voir"? », explique-t-elle.

La gérante de la boutique Mode Le Grenier, Dalida Veillette, vit ce même genre de situation. Maintenant, lors de l'embauche, elle avertit clairement ses employés de tout simplement ne pas lui envoyer de textos.

«C'est premièrement choquant, et deuxièmement, c'est décevant parce que tu ne t'attends pas à ça. Tu ne t'attends pas à recevoir des textos pour recevoir une démission ou pour te faire dire, "je ne rentre pas aujourd'hui.» - Dalida Veillette

Situation peu surprenante

La consultante en ressources humaines et présidente de Perreault et associés, Manon Perreault, n'est pas surprise, surtout en situation de pénurie de main-d’œuvre.

« On a tendance à tolérer des situations qu'on ne tolérerait pas normalement parce qu'il n'y a personne pour remplir la tâche ». Elle ajoute toutefois avoir déjà vu des employeurs congédier certains employés par courriel.

Pour professeur au département de communications de l’Université de Montréal, André Caron, et auteur du livre Culture mobile: les nouvelles pratiques de communications, il s'agit d'une situation à laquelle il mérite de porter attention. « C'est un phénomène qui est là depuis un bout de temps. Maintenant, c'est un peu plus particulier parce que ce n'est peut-être pas un manque de savoir-vivre, mais peut-être de mal connaître le poids et l'importance de la communication face à face », explique-t-il.


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