POLITIQUE

Justin Trudeau et Pablo Rodriguez émus au parc de la Mémoire de Buenos Aires

18/11/2016 02:23 EST | Actualisé 18/11/2016 02:23 EST

Justin Trudeau a laissé tomber des roses blanches dans le rio de la Plata pour commémorer les milliers de victimes de la dictature militaire en Argentine. Le député Pablo Rodriguez l'accompagnait, lui qui a été forcé de fuir l'Argentine et de se réfugier au Canada dans sa jeunesse.

Un texte de Louis Blouin

Le premier ministre du Canada a pris une pause des rencontres de nature économique pour visiter le parc de la Mémoire en bordure du Rio de la Plata à Buenos Aires.

Entre 1976 et 1983, la junte militaire qui a pris le pouvoir en Argentine a exercé une féroce répression à l'encontre de ses opposants de gauche. Elle aurait fait plus de 30 000 victimes, dont des enfants et des femmes enceintes.

Des opposants étaient jetés vivants dans l'océan depuis des avions militaires.

Justin Trudeau était accompagné de la Canadienne Nora Patrich. Son mari et six membres de sa famille ont été assassinés. Pour elle, la présence du premier ministre est importante pour conscientiser les générations futures.

« Comment nous assurer que cela ne se reproduise plus? » a-t-elle souligné.

«Ils ont tenté d'anéantir une génération complète à cause de leurs opinions politiques.» – Nora Patrich


Le passé de Pablo Rodriguez

La visite a profondément touché le député libéral Pablo Rodriguez. Son père, qui s'était présenté à un poste de gouverneur à l'époque, a été ciblé par le régime de terreur de junte militaire au pouvoir.

« Nous sommes des réfugiés politiques. Mon père a été battu, torturé et emprisonné » a révélé M. Rodriguez.

Il raconte qu'une bombe a même explosé chez lui le blessant, ainsi que tous les membres de sa famille .

justin trudeau argentine

«C'est vraiment émouvant de revenir et de voir tout ça.» – Pablo Rodriguez, député libéral


Justin Trudeau a essuyé des larmes pendant la visite et a laissé un mot dans un livre commémoratif. Il a qualifié l'endroit de « bel endroit de réflexion et de mémoire » pour réfléchir au « futur que nous devons créer ensemble » a-t-il mentionné dans sa note.

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