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Tout ce qu'il faut savoir sur le 39e Salon du livre de Montréal (PHOTOS)

16/11/2016 03:17 EST | Actualisé 16/11/2016 04:09 EST
Courtoisie

Le 39e Salon du livre de Montréal (SLM) s’ouvre aujourd’hui, mercredi 16 novembre, à la Place Bonaventure. Plus qu’un prétexte pour vendre des bouquins, l’événement est devenu avec les années une véritable foire d’activités pour quiconque aime tourner les pages, découvrir des auteurs, apprendre, réfléchir, débattre, échanger et magasiner des trésors littéraires à l’approche des Fêtes.

L’offre, abondante, s’étalera sur six jours, jusqu’au 21 novembre. Il y en a vraiment pour tous: en journée, les matinées scolaires et les attractions familiales feront la joie des plus jeunes, en soirée, on aura davantage le loisir de discuter avec les écrivains présents et, le week-end, on se pressera aux kiosques des plus grandes têtes d’affiche. En tout temps, tables rondes, remises de prix et expositions animeront l’ambiance. Plus de 2000 auteurs, rattachés à plus d’un millier de maisons d’édition, doivent cette année «passer au Salon» pour signer des dédicaces. Fiction, biographies, essais, poésie, œuvres québécoises et étrangères, difficile de ne pas trouver au moins un écrit à se mettre sous la dent.

Pour vous y retrouver, suivez le présent guide que nous vous avons concocté, et consultez le site web officiel, où sont consignés tous les horaires de signatures des différentes plumes présentes.

Salon du livre de Montréal 2015

Les invités d’honneur

Huit invités d’honneur sont les emblèmes du Salon du livre de Montréal 2016. Il s’agit de l’illustratrice jeunesse Marion Arbona (finaliste au Prix du Gouverneur général en 2015, qui présentera l’album Sous le parapluie, de Catherine Buquet), l’écrivaine et poète Carole David (qui a remporté le Prix des libraires du Québec, catégorie poésie, pour son récent ouvrage L’année de ma disparition), l’auteur-illustrateur Jacques Goldstyn (important contributeur à la revue scientifique Les Débrouillards, qui présente le bouquin Azadah, aux Éditions de la Pastèque), le poète, romancier et slameur David Goudreault (qui connaît succès public et critique depuis bientôt deux ans avec ses romans La Bête à sa mère et La Bête et sa cage), l’écrivain américain Douglas Kennedy (venu mousser Toutes ces grandes questions sans réponse, un document à mi-chemin entre confessions et essai littéraire), le légendaire Yann Martel (récipiendaire du Man Booker Prize 2002 pour sa mythique Histoire de Pi, vendue à plus de 13 millions d’exemplaires dans le monde, qui rapplique avec une nouveauté, Les Hautes Montagnes du Portugal), la romancière et essayiste québécoise Catherine Mavrikakis (dont le dernier-né, Oscar De Profundis, une «fresque apocalyptique», paraissait cet automne) et le spécialiste de la littérature policière Norbert Spehner (qui recense, dans l’encyclopédie Le Détectionaire, les personnages récurrents dans la littérature policière mondiale).

Le Mexique en vedette

Le Salon du livre offre à ses visiteurs l’opportunité de voyager, en mettant en lumière des créateurs de tous les coins du monde. Par exemple, en 2013, on se rassemblait autour d’Haïti, l’an dernier, la région de la Martinique était à l’honneur et, pendant la présente édition, c’est le Mexique qui sera célébré. Quelque 1000 titres ayant un lien de près ou de loin avec le pays, en langue d’origine et en traduction française, seront exhibés au Pavillon du Mexique, où se déploieront également deux expositions. Une délégation de sept auteurs mexicains, la plupart s’exprimant en français, est attendue pour faire valoir la littérature hispanophone: Claudia Hernandez de Valle Arizpe (poésie et essais), Ana Gerhard (littérature jeunesse / pianiste), Francisco Hinojosa (poésie, nouvelles, chroniques de voyage, journalisme, essais, littérature jeunesse et anthologies), Alberto Ruy-Sanchez (romans, poésie, essais, éditeur, Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres), Enrique Serna (romans, nouvelles, essais), David Toscana (romans et nouvelles) et Jorge Volpi (essais et romans).

Six expositions

Le Salon du livre ravit les amoureux des mots, mais aussi les cœurs épris des arts, avec six expositions d’envergure. On soulignera ainsi les 75 ans d’existence de la revue Relations, avec une recension d’analyses, d’éditoriaux et de chroniques culturelles et littéraires qui y ont été publiés depuis sa fondation, en 1951, sous le thème 75 ans pour une société juste; on aura une pensée pour Anne Hébert en retraçant les 60 ans d’écriture de l’écrivaine québécoise née il y a 100 ans cette année, grâce à des documents d’archives; on s’imprégnera des photos captées en Italie d’Hélène Dorion, qui poursuit en images le récit entamé dans son ouvrage Le temps du paysage, où le brouillard devient clarté; on effectuera un retour sur la révolution féministe au fil des ans avec des pièces extraites de l’exposition 40 ans deboutte, d’abord présentée à l’Écomusée du Fier-Monde, au kiosque des Éditions du remue-ménage; et, tel qu’indiqué plus haut, on plongera dans la culture mexicaine, avec une panoplie de tableaux et de textes dédiés à la littérature jeunesse du Mexique, et avec trois œuvres de l’artiste et auteur René Derouin, réputé pour son amour du peuple mexicain, qui a signé des livres s’inspirant du pays.

Puis, au Pavillon Histoire du Canada, on retrouvera une sélection de titres spécialisés sur l’Histoire - notamment vue sous l’angle du patrimoine culturel des peuples autochtones et de l’américanité -, soigneusement sélectionnés par l’équipe de la librairie Carcajou.

SLM Ado

Un nouveau volet s’adressant aux adolescents, SLM Ado, propose aux étudiants du secondaire une zone bien à eux, animée par la blogueuse Sophielit. Mur des graffitis littéraires, selfie littéraire, activités via les réseaux sociaux, concours: on utilise le langage propre à cette tranche d’âge pour l’attirer et lui donner envie de bouquiner. On like avec joie, il va sans dire.

Les remises de prix

Plusieurs distinctions sont octroyées dans le cadre du Salon du livre de Montréal. Le prix Fleury-Mesplet, nommé ainsi en l’honneur du premier imprimeur de Montréal et pionnier de l’édition québécoise, récompense une personne, une entreprise ou un organisme qui, par ses actions et son dynamisme, contribue au progrès de l’édition d’ici. Cette année, le Fleury-Mesplet est décerné à Monsieur Gaston Bellemare, président-fondateur du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, fondateur des Écrits des Forges et ancien directeur de Copibec et de la Fondation Hector de Saint-Denys-Garneau.

Quant au prix Marcel-Couture, dont le nom honore l’ancien journaliste, il est remis lors de la cérémonie d’ouverture du SLM, le mercredi, en début de soirée, pour féliciter un beau livre se démarquant par son originalité et son audace. Le temps du paysage, d’Hèlène Dorion, Au gré des champs – Une histoire de famille, d’agriculture et de cuisine, de Marie-Pier et Virginie Gosselin, V V V – Trois odyssées transfrontières, de Patrick Beaulieu et Daniel Canty, Bobos – Chroniques de la petite douleur, de Hugo Léger et Sébastien Thibault, et Je ne tiens qu’à un fil mais c’est un très bon fil, de Sylvie Laliberté, sont les finalistes au prix Marcel-Couture en 2016.

Et c’est sans compter les autres coups de chapeaux tirés tout au long du Salon : dévoilement de la liste préliminaire des candidats au prochain Prix des libraires, le prix ACBD – Québec (prix de la critique de bande dessinée), le prix Pierre-Vadeboncoeur (remis à l’auteur d’un essai portant sur des questions touchant la société québécoise), le prix des Écrivains francophone d’Amérique et Prix de poésie (mentions et prix remis à des écrivains de langue française vivant sur le continent américain) et le prix Cécile-Gagnon de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse (décerné à l’auteur d’une première œuvre de fiction pour la jeunesse).

L’engagement

Le Salon du livre offre son soutien à des causes importantes. Avec La lecture en cadeau, initiative visant à contrer l’analphabétisme, on propose aux gens d’acheter un livre qui sera ensuite acheminé à un enfant en milieu défavorisé. On peut aussi accompagner son envoi d’un mot personnel à l’enfant, qui pourra par la suite nous répondre. Plusieurs boîtes et comptoirs de La lecture en cadeau se dressent ici et là dans le Salon.

Aussi, par le biais de Livres comme l’air, manifestation de solidarité des écrivains d’ici, le SLM renouvelle son support aux hommes et aux femmes incarcérés pour «délit d’opinion» dans plus de 35 pays, et prend ainsi position en faveur de la liberté d’expression. On peut en savoir plus en fréquentant le www.lca.amnistie.ca ou en s’informant sur place au SLM.

Les commodités

Afin de préparer son futur lectorat, le Salon du livre pense aux papas, aux mamans et aux tout-petits. Ainsi, une halte-poussette équipée de tables à langer, de fours à micro-ondes et d’une aire de jeux est à la disposition des parents venus arpenter le carrefour de livres. On peut en outre apporter son repas et manger sur place à l’espace «boîte à lunch».

L’horaire

Voici l’horaire complet du Salon du livre de Montréal pour les six prochains jours.

MERCREDI – 9h à 21h

JEUDI - 9h à 21h

VENDREDI – 9h à 22h

SAMEDI – 9h à 21h

DIMANCHE – 9h à 19h

LUNDI – 9h à 15h

Le tarif

L’admission générale au Salon du livre est de 8$ par jour. Il en coûte 6$ d’entrée pour les étudiants et les aînés de 60 ans et plus, et c’est gratuit pour les enfants de 12 ans et moins accompagnés d’un parent. Un passeport valide pour toute la durée de l’événement est aussi disponible au coût de 12$, et d’autres rabais et forfaits sont accessibles. Grâce à la Saison de la lecture de Montréal, entre autres, les détenteurs de cartes d’une bibliothèque de la métropole peuvent entrer gratuitement ce mercredi. Consultez le site web officiel pour en savoir plus.

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