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«Tout le monde en parle»: Safia Nolin ne regrette rien (VIDÉO)

13/11/2016 09:33 EST | Actualisé 14/11/2016 08:33 EST

Aussi authentique qu’elle a pu l’être au Gala de l’ADISQ, Safia Nolin est passée à Tout le monde en parle, dimanche, pour revenir sur la controverse causée par son habillement et son discours de remerciements d’il y a deux semaines. Vêtue d’une simple chemise à carreaux et nullement empesée, s’expliquant avec candeur, l’auteure-compositrice-interprète, qui a été sacrée Révélation de l’année, a fait comprendre qu’elle assume pleinement tout ce qu’elle a dit et fait, et qu’elle ne regrette rien.

«Sacrée est le bon mot, car tu as aussi sacré pendant tes remerciements», l’a taquinée Guy A.Lepage, avant que ne soit présenté un extrait du laïus de son invitée à l’ADISQ. Safia a eu l’air gênée en revoyant son discours, mais n’a pas été démontée.

«La question qui tue : pourquoi ta sœur est une grosse conne?», a enchaîné l’animateur, en faisant référence au «mot d’amour» de Safia, qui en a choqué plusieurs lorsqu’elle a reçu son prix.

«Parce que c’est la meilleure de la Terre, s’est attendrie Safia. (…) C’est tellement bizarre que des gens aient pensé que je l’attaquais (…) C’était de l’amour (…) Elle était crampée que les gens sachent qu’elle est une grosse conne!»

La jeune chanteuse a dit ne pas comprendre les réactions scandalisées et haineuses qui ont suivi son discours lors de la cérémonie pilotée par Louis-José Houde. Elle jure ne pas avoir honte et blâme des chroniqueuses comme Sophie Durocher, Lise Ravary et Denise Bombardier d’avoir, selon elle, encouragé la mesquinerie à son endroit.

«Elles sont conscientes que les articles qu’elles publient sur le site du Journal, c’est comme jeter de l’huile sur le feu (…) Des gens attendent juste ça, pour me chier dessus littéralement. (…) C’est la somme de tout ça qui a fait que, le 31 octobre, j’ai reçu des centaines de messages qui n’ont pas rapport.»

Sur Nathalie Petrowski, qui a sous-entendu dans une chronique que Safia Nolin savait parfaitement ce qu’elle faisait en s’accoutrant ainsi à l’ADISQ et n’espérait que mousser sa popularité, Safia a eu une réflexion pour le moins imagée.

«Je lui conseille de réorienter sa carrière vers la fiction jeunesse», a laissé tomber Safia, d’un air désinvolte.

Concernant les très nombreux messages cruels qui lui ont été adressés dans les jours qui ont suivi le Gala de l’ADISQ, Safia Nolin s’est vivement inquiétée.

«J’ai reçu des messages tellement violents, intenses, méchants, gratuits, qui n’avaient aucun rapport avec ma musique, avec moi. Qui n’avaient rapport avec rien, en fait. C’était de la haine, de la pure haine», a déploré Safia Nolin, qui parle d’un «mal-être profond» lié au fait que beaucoup, beaucoup de femmes lui ont envoyé de telles insultes, dont une dame âgée, à 2h du matin, à sa grande stupéfaction.

«Je sais qu’il n’y a jamais eu d’aussi grosse controverse. Ça n’a aucun sens. C’est comme si j’avais stabé quelqu’un sur la scène. Je pense que le monde aurait été moins fru», a-t-elle martelé, un peu plus tard.

Gerry et Céline

«Je ne sais pas c’est quoi, cette image de traire des vaches, mais je l’ai reçue vraiment souvent, a relevé Safia Nolin, évoquant ainsi quelques mots envoyés par ses détracteurs. Je trouve que c’est un peu bizarre, je n’ai pas de salopette, j’ai un t-shirt de Gerry Boulet, je savais pas que c’est ce que ça prenait…»

Justement, ce t-shirt de Gerry Boulet se voulait, pour la jeune femme originaire de Limoilou, rien d’autre qu’un cri du cœur. Elle espérait que la vue du chandail donnerait envie aux gens d’aller se procurer l’album-culte Rendez-vous doux, mais son geste a eu l’effet contraire, a-t-elle remarqué.

«Je l’aime, Gerry!», a lancé Safia spontanément.

Non, ce n’est pas pour attirer l’attention sur elle et vendre plus de copies de son album, Limoilou, qu’elle a osé briser les conventions au Gala de l’ADISQ.

«Mon album, j’aurais vendu 500 copies et j’aurais été heureuse. J’ai fait un album pour faire de la musique, pour moi», a argué celle qui a vu 3000 copies supplémentaires de son premier disque s’envoler dans la foulée de la controverse, et qui estime être rendue à 14 000 exemplaires achetés au total.

À l’ADISQ, pourquoi n’a-t-elle pas enfilé robe, paillettes et talons hauts comme le veut la coutume lors des célébrations de remises de trophées à la télévision?

«Je n’ai pas envie de me costumer, parce que c’est pas moi, a-t-elle justifié. (…) Il n’y a pas le cash pour se costumer. Personne n’a le cash pour se costumer, on est obligés d’emprunter des robes. On n’est pas Lady Gaga. Lady Gaga, elle, elle a du cash, elle peut faire ce qu’elle veut, elle peut se mettre des robes en viande si ça lui tente. Mais moi, je n’ai pas le cash (…)»

En salle de presse du Gala de l’ADISQ, Safia Nolin a eu l’opportunité de jaser avec son idole, Céline Dion.

«C’est comme si j’avais fumé un esti de gros batte, a résumé Safia en revoyant sa courte discussion avec Céline. (…) J’étais déconnectée, totalement. Je me regarde l’écouter et je suis crampée, parce que, dans mes yeux, c’est comme si Dieu arrivait.»

«C’est full malaisant», a-t-elle ajouté en riant, en précisant qu’elle s’est jetée au cou de Céline pour lui faire un câlin alors que cette dernière voulait lui faire la bise.

La carte remise par Dany Turcotte à Safia Nolin?

«Le gros con que je suis te dit que des grosses connes comme toi, j’en prendrais à la tonne!»

Le fou du roi lui a aussi gracieusement refilé une carte-cadeau de 100$ chez Simons.

«Tu iras t’acheter du linge!», a-t-il blagué.

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