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Les Canadiens devraient être emballés par une présidence Trump, selon sa directrice de campagne

05/11/2016 08:21 EDT | Actualisé 05/11/2016 08:21 EDT
Reuters

Faut-il craindre les idées protectionnistes de Donald Trump? Pas si on se fie à Kellyanne Conway.

Un texte de Mathieu Gohier

Peu connue au Canada, Mme Conway n'en occupe pas moins un rôle central dans cette élection américaine. Appelée en renfort par Donald Trump en août, cette stratège et spécialiste des sondages agit à titre de directrice de campagne pour le candidat républicain.

À trois jours du vote, les positions hostiles au libre-échange de Trump sont bien connues. Non seulement veut-il bloquer le Partenariat transpacifique (PTP), mais Donald Trump dit vouloir renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), en vigueur depuis 1994.

Alors, les Canadiens ont-ils de bonnes raisons d'être inquiets, eux dont l'économie dépend fortement des exportations vers leur voisin du Sud?

« Les Canadiens devraient être très emballés d'avoir un président qui respecte la relation avec le Canada et qui va continuer de les voir comme des partenaires importants sur le continent », a-t-elle répondu à l'équipe de l'émission Les coulisses du pouvoir, qui l'a rencontrée plus tôt cette semaine lors d'un rassemblement à Berwyn en Pennsylvanie.

La stratège républicaine ne peut s'empêcher de s'en prendre à Hillary Clinton, même lorsqu'il est question du Canada. Kellyanne Conway répond du même souffle que les Canadiens ne peuvent faire confiance à la candidate démocrate.

« Ceux qui ont peur devraient être soulagés de voir M. Trump élu mardi, parce qu'ils n'auront pas un président qui fait l'objet de deux enquêtes du FBI à cause de sa corruption et de ses mensonges. »

Trudeau et Trump, deux mondes

S'il remportait les 270 grands électeurs lui permettant d'accéder à la Maison-Blanche, Donald Trump arriverait-il à s'entendre avec son homologue Justin Trudeau?

Entre le premier ministre canadien et lui, les contrastes sont énormes. Progressiste, ouvert à l'immigration et au libre-échange, Justin Trudeau a maintes fois critiqué les positions du candidat républicain, se gardant bien toutefois de le nommer.

Encore là, Kellyanne Conway assure que son candidat trouverait un terrain d'entente avec le premier ministre. « Il s'entend bien avec beaucoup de gens », répond-elle.

Canadiens et Américains sauront à quoi s'en tenir mardi.

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